Le Bois de Boubou (Partie 1)

« Tu connais ma ville j’ai vu ta plaque au bois d’Boulogne » Booba – Indépendants

Cher copain et copine, l’article (et surtout la seconde partie) que tu lis concerne beaucoup de gens, je ne balancerai pas de noms pour des raisons de confidentialité mais certains vont se reconnaître… Pour cette première version, je serai soft parce que ce blog est « grand public ».

BOIS DE BOUBOUQuand t’es un mec de cité, t’as une principale difficulté dans la vie. Cette difficulté ce sont les meufs ! Et oui ! Traîner à plusieurs fait peur à la gente féminine, et j’parle même pas du fait que t’aies une tête de ouf… Si copain lecteur tu n’as pas cette difficulté, soit t’es un BDM (Bouffon Des Meufs), soit t’es pas un mec de cité…Ou autre hypothèse t’es avec une meuf de CPPN*. Pour ma part et surtout pour me disculper des lignes qui vont suivre, j’étais un BDM et en plus pas vraiment un mec de cité.Beaucoup de mecs de la région parisienne ont passé leurs soirées à la foire du trône, à la crêpe de Montmartre, ou sur les champs. Mais il y a un endroit que beaucoup d’entre eux ne te citeront pas : Le bois de Boubou dit dans le jargon « la forêt de Sherwood ». Une attraction que les gens de province ne connaissent pas et ne peuvent pas comprendre…

1991. Cette année là, c’est la guerre en Irak a lieue,  Serge Gainsbourg s’éteint, les Inconnus interprètent Auteuil Neuilly Passy et le belge Benny B s’affiche en salopette customisée Simpsons et fait son lover dans le clip « Dis-moi bébé ». Nous sommes au mois de juin. L’après midi se termine, je suis avec le grand frère d’un de mes potes aux étangs de Cergy Pontoise. Nous sommes trois, son pote qui fait de la mécanique, un rescapé du BEP chaudronnier ne parle pas. Alors qu’on galère avec le chien du grand frère de mon pote, je me retrouve face à deux meufs. Une métisse et une rebeu. Le chien se précipite sur elle, la meuf est effrayé, et elle crie ! C’est l’occasion pour nous de taper la discussion, gratter l’amitié et plus si affinité. Après quelques échanges, l’œil du grand frère de mon pote brille. Je fais le taff, met l’ambiance et lui a déjà son plan. Les filles nous suivent et après avoir déposé son pote qui n’a pas dit un mot de la journée, et le clep’s sur saint Ouen.

Nous passons la soirée à tourner dans Paris, avec zéro franc en poche, et quelques litres d’essence. Avec sa bagnole, il nous fait visiter le coté sombre de La Capitale, le bois et ses environs. Cette soirée va être mémorable pour deux choses, tout d’abord les phénomènes surnaturels que nous allions rencontrer et ensuite la colère de mon daron. Je ne l’ai pas averti que je passe la nuit dehors. Les deux filles sont copines, et la rebeu a dit à ses parents qu’elle passait la nuit chez la métisse. Le grand frère de mon pote est indépendant, il a sa propre voiture. Une Renaut 5, à l’époque c’est l’équivalent d’une Clio. Dans sa caisse, le son qui passe est d’une violence : The Crusaders « Street Life », Jocelyne Brown « Somebody Else Guy’s », Délégation « You and I »… La cassette a tourné, et été retourné. Et il s’improvise guide de Paris. Il est 23h00 passé et on se dirige dans le bois de Boulogne. Là bas, c’est la foire du trône mais au lieu d’avoir la femme à barbe, t’as beaucoup plus ! J’ai entendu parler de ce qu’on appelle travelot, mais je constate le phénomène. Imagines toi que t’es assis dans le siège du Renault 5 et qu’au milieu de la route t’as le sosie de  Maradona qui traverse la rue avec une paire de seins, ou encore un autre qui mesure deux mètres, collé contre un arbre, vêtu d’un string qui affiche une paire de seins mal faite puisqu’il a le sein gauche beaucoup plus gros que le droit. Les voitures s’arrêtent, et l’activité bat son plein, nous sommes étonnés, et mort de rire. Le grand frère de mon pote, en nous amenant ici, savait que l’amusement serait garanti. Plus vicieux que ça il a amené les filles dans une rue bizarre, où un groupe de mecs se sont jetés sur la voiture. L’une des filles a hurlé, y avait de quoi l’un des mecs avait mis un nez de clown sur son kiki, et qui le colle contre la vitre. Nous étions dans la rue des B, et ces pauvres types faisaient l’attraction des caisses qui passent. On termine la soirée à rigoler de tout ça…

Le lendemain je retourne en cours à Blanqui, mon père vient me récupérer et me colle un crochet du gauche et un uppercut du droit. Je suis resté en semi liberté quelques semaines avant de partir au deblé, il m’a bien sur pendant plusieurs années reproché cette sortie. Si c’était à refaire, je n’hésiterai pas une seconde, car  y a pas à dire le boisd e boubou c’était vraiment mieux avant !

Dans la seconde partie tu découvriras comment les mecs de cités ont investi la forêt de Sherwood…fous rires garantis.

Rachid Santaki

3 réponses à Le Bois de Boubou (Partie 1)

  1. Eric dit :

    ah ouais on y est tous allés (sans consommer je precise!!!).

    je me demande encore aujourd’hui pourquoi les gars vont au oib, ca sert a rien.

  2. Liza dit :

    Hello, je découvre ton blog et je vois que tu n’as pas la langue dans ta poche!Ce qui est très bien!!!Je te file donc l’adresse d’un blog qui te branchera peut-être!
    http://mauxencouleurs.tumblr.com/
    A bientôt!

  3. Alf dit :

    Salut Rachid,
    Des barres de rires surtout avec Maradonna bref je me souviens de toi. Nous étions en classe de neige et au Collège Jean Jaurès ensemble mais pas dans la même classe. J’ai été surprise de voir ses parutions.

    Bon Courage Audonienne forever

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