« Dix piges dans tes bras, je rêve dans tes draps, je vis dans tes drames » Booba, Maman dort.
1985. Au cinéma, John Rambo sort ses gros muscles et ses armes pour sauver les portés disparus au Vietnam. Marty Mc Fly cherche à retourner dans le futur et sauver le Doc. Sur les ondes, Daniel Balavoine nous chante que l’amour est en danger et qu’il faut le sauver, son disque se vendra à plus d’un million d’exemplaires et me donnera envie de chialer.
Mars, 1985. Saint Ouen. Je suis revenu de la classe de neige à Saint Véran depuis quelques semaines et mes frères m’ont manqué. La vérité, c’est qu’avec ce séjour j’ai fui les problèmes à la maison qui commencent à peser dans ma vie d’enfant d’onze ans. Mon père a quelques problèmes avec la bouteille et j’ai aussi les miens : d’énormes lunettes et de gros cheveux (cher copain et copine lecteur tu trouveras ci-joint une photo dossier).
Dans ma classe, et d’après mes camarades, les plus belles meufs sont une brune aux yeux bleus, et une châtain clair : Carole Lafond et Katell Lepollotec mais je suis fou amoureux de Virginie Lattenzio, une petite meuf toute maigre avec une coupe garçon, et des lunettes. Copine et copain lecteurs, je sais ce que tu penses mais les goûts et les couleurs ça ne se discutent pas ! Mes meilleurs potes sont mes voisins, Bruno Geniller, Samir et David Atlan. A l’école, c’est vraiment la belle vie.
A la maison, depuis mon retour de la classe de neige ma mère écoute une chanson d’un certain Daniel Balavoine. Il s’est fait connaître avec un titre « Le Chanteur » où il raconte les différentes étapes de sa vie d’artiste : ses envies, ses rêves. Il décrit un musicien qui connaît un immense succès mais qui veut mourir malheureux. Il a depuis enchaîné les succès avec « Mon Fils Ma Bataille » et « Je Ne Suis Pas Un Héros ». C’est l’une des stars des années 80 et surtout un type qui semble sincère, et accessible. Ma mère écoute sa musique après les scènes de ménage et les absences mon père. La vérité copine et copain lecteurs, c’est que la musique de Balavoine met du baume au cœur de ma mère, et rien que pour ça le gosse que je suis, kiffe !
Cinq ans plus tôt, le chanteur a marqué les esprits lors du journal télévisé sur Antenne 2. Alors que François Mitterrand est l’invité du journal de midi, et que le président commente l’actualité en répondant aux questions des présentateurs. Daniel Balavoine s’énerve et quitte son siège car il sait qu’il va avoir la parole que quelques secondes. Après avoir quitté sa place, il revient et s’exprime sur la jeunesse, les ouvriers et même les immigrés : « Ce que je voudrais savoir, ce qui m’aurait bien intéressé c’est à qui les travailleurs immigrés payent les loyers qu’ils payent, on a vu tout à l’heure des gens qui disaient : “on payent 700 francs par mois”, moi je voudrais savoir qui encaisse de l’argent pour louer des poubelles pareilles c’est ça que je voudrais qu’on me dise, c’est pas savoir comment on peut faire pour changer, je voudrais savoir qui ose tout les mois demander 700 francs à des travailleurs immigrés pour vivre dans des poubelles et dans des taudis, ça c’est ça que je voudrais qu’on m’explique parce que moi je ne le sais pas » François Mitterrand intervient et encourage l’initiative et la personnalité du chanteur. Après ce plateau, la popularité du chanteur et sa musique vont prendre une ampleur grandissante. Des millions de personnes en France aiment le chanteur, ma mère fait partie de son public, du coup moi aussi.
En 1983, alors qu’il participe au Paris Dakar, Daniel Balavoine découvre l’Afrique : la misère, et les enfants qui meurent de faim. Il s’engage et fonde avec ses amis Michel Berger et France Gall l’association « Actions Ecoles » pour combattre la famine et l’éducation. A la maison, ma mère écoute de plus en plus ses chansons. Sauver l’amour est sa préférée, ses paroles me font réfléchir : qu’est ce qui pourrait sauver l’amour. Pas la juge en tout cas, qui prononcera le divorce quelques années plus tard.
En 1985, son album sort et c’est le single qui me marquera. Il chante l’Aziza, un mot qu’on entend au bled et qui signifie chérie, bien aimé. Dans le clip on voit une très belle femme, mate de peau. Alors que le single rentre timidement dans le top 50 de Marc Toesca, il occupera pendant huit semaines le top du classement. Daniel meurt en janvier 1986 dans un accident d’hélicoptère. J’apprend ça à la DASS, ma mère s’est sauvée de la maison, et nous avons été placé par la juge dans un foyer d’accueil à Denfert Rochereau. Personne n’a sauvé l’amour, et plus tard Oxmo Puccino fera un morceau : L’amour est mort, qu’il le sache ça m’a surpris…
P.S : Copine et copain lecteur, si après lecture de cet article tu déprimes et que tu tentes l’irréparable, l’auteur ainsi que Rémi sans famille et son singe, Princesse Sarah et le grand père d’Heïdi déclinent toute responsabilité… Merci de ta compréhension.
Rachid Santaki
Bande son :
Sauver l’amour – Daniel Balavoine
L’amour est mort – Oxmo Puccino
Maman Dort – Mokobé feat Booba
We Are The World – Usa For Africa
Publié par rachidsantaki
1983. L’année de mes dix piges, l’époque aussi où Madonna cartonne avec Holiday, David Bowie met tout le monde d’accord avec Let’s Dance et que Michael va bouleverser la musique avec Thriller. Sur le grand écran, Belmondo pète les scores avec “Le Marginal” et “Le Retour Du Jedi” attire les foules. Je vis à Saint Ouen (93), l’école Bachelet, la boulangerie et le marchand de journaux sont mes repères. Je lis les revues Strange avec les épisodes d’Iron Man, Spiderman et Dardevil dans la librairie. On n’a pas de loisir, si ce n’est que jouer de temps en temps dans la cours, et parfois le centre de loisir. A la maison, on est gamin et on ne voit pas les tensions entre nos parents. Mercredi après midi : mon frère et moi sommes en train de nous taper pour le dernier morceau de sucre (Il veut m’empêcher de préparer mon goutter préféré le pain « beurre cacao sucre » (une version discount du Nutella). Chère copine et copain lecteur, toi aussi t’as surement connu ça…
Alors que mon frère est en panique pour les habitants de la terre, le rebeu chinois du générique (en fait c’est lui X-Or mais on le sait pas) dans un ensemble moulant blanc comme celui de mon Big Jim, qui conduit un vaisseau spatial de ouf, reçoit un message. Il doit aller défendre la terre. Le mec super chaud débarque avec la C.T.E (La Cabine De Transfert de L’espace). En quelques coups de manettes, il réduit à néant les méchants. Le vaisseau a le laserotor, un laser qui peut te toucher même si t’arrives au dessus du vaisseau d’X-Or, je sais pas si tu vois le délire ? En gros tu peux pas couiller X-Or… Et crois moi que les C-Rex avec leur tête de mouche bizarre et leur Bomber’s ne font pas long feu, les derniers s’échappent comme des lâches. Tu l’as peut être pas compris, et c’est que t’as pas écouté la chanson, X-Or c’est un shérif de l’espace. Il est membre de l’union des polices inter galactiques, en gros on kiffe sur un flic, un keuf quoi !
Alors qu’il vient de détruire et balancez aux C-Rex qui sont déjà morts - Quand vous voudrez ! Y a la meuf d’X-or qui débarque : Bimmy. Truc de ouf… Elle part sans l’autorisation du docteur Com. En gros, Bimmy est une fugueuse. Et elle fait une phase de ouf, laserovision et se transforme en perruche ! Malgré le fait qu’X-or lui dit qu’il va sur la terre, elle veut le suivre pour aussi se taper. Franchement, Jamel n’a rien inventer avec Kadera, puisqu’en 83 y a eu Bimmy. Sauf qu’elle portait pas de Lacoste. Bimmy fuguera vraiment de la série, et réapparaitra vers les derniers épisodes. Mon frère me demandait souvent le mercredi soir dans la chambre, avec une voix désespérée, tu crois qu’elle reviendra Bimmy ?
1988. C’est l’année ou Jean Marc Barr nous plonge en apnée dans Le Grand Bleu. Et pour les plus gangsta c’est l’année de Colors avec Sean Penn. Musicalement, j’écoute Bad, car je suis en retard. Et je péta les cassettes à mon daron de Jackson, et Kool and The Gang. Cette année là, je découvre Voltage FM qui passe de la funk, et qui depuis s’est perdue dans la dance et la techno (R.I.P).
1985. J’avais douze ans, j’aimais jouer dehors avec mes frères. L’allée de notre résidence à Saint Ouen (93) était paisible sûrement parce qu’il y avait pas mal de personnes âgées comme madame Corbeille, et son fils handicapé. Son logement se trouvait au rez-de-chaussée, et souvent avec mes tirs, ma balle terminait en plein dans son carreau. Pour nous, la période de l’été c’était stylé, pour elle, ça l’était moins… Tu l’auras compris copain et copine lecteur, le tue-temps préféré des gosses du quartier était le ballon. On était plusieurs familles, Les Bouissouira, Teddy Hubert, et mes deux frères. Après avoir passé toute la journée en bas de chez nous, ma mère nous appelait pour rentrer, et manger. On trainait avant de remonter et à vingt heures passé, elle s’emportait – Rentrez bande de pourceaux, c’est l’heure ! J’en ai marre rentrez tout de suite ! – On obéissait, car on craignait qu’elle fasse appel au « boss », mon père.
Ma mère aimait bien la série, et elle regardait aussi. Même si cela peut paraître marrant, mais quand Manimal, enfin Jessie se transformait, y avait un effet spécial et dingue (pour l’époque bien sur). On voyait sa main, et les veines qui gonflaient. La main noircissait et des poils poussaient. Jonathan s’était transformé en panthère. Ma mère se tournait, elle était écœurée de le voir se transformer. Lors de la transformation, on ne voyait que sa tête et ses mains. Et c’est vrai qu’il faisait flipper car il ressemblait dans un premier temps à une peluche et ensuite une poupée de cire. Nous on kiffait, on rêvait d’avoir son pouvoir mais mon père n’était pas le sien.
La cassette date de 1961. Je l’ai découvert vingt trois ans plus tard. 1984. C’est l’année de la réélection de Ronald Reagan à la tête des Etats Unis, la naissance de Canal Plus et du top 50 avec Marc Toesca. J’ai onze ans, j’habite Saint Ouen dans le 93.
Quand t’es un mec de cité, t’as une principale difficulté dans la vie. Cette difficulté ce sont les meufs ! Et oui ! Traîner à plusieurs fait peur à la gente féminine, et j’parle même pas du fait que t’aies une tête de ouf… Si copain lecteur tu n’as pas cette difficulté, soit t’es un BDM (Bouffon Des Meufs), soit t’es pas un mec de cité…Ou autre hypothèse t’es avec une meuf de CPPN*. Pour ma part et surtout pour me disculper des lignes qui vont suivre, j’étais un BDM et en plus pas vraiment un mec de cité.Beaucoup de mecs de la région parisienne ont passé leurs soirées à la foire du trône, à la crêpe de Montmartre, ou sur les champs. Mais il y a un endroit que beaucoup d’entre eux ne te citeront pas : Le bois de Boubou dit dans le jargon « la forêt de Sherwood ». Une attraction que les gens de province ne connaissent pas et ne peuvent pas comprendre…
1990, Saint Ouen, Lycée Blanqui. Le conseil de classe de seconde est terminé, et la nouvelle vient de tomber : Je dois redoubler, ou être réorienté…Attends copain et copine lectrice je t’explique ce que je kiffe…(Non, je l’ai déjà utilisé la rime de Kool Shen…) où ça se complique. Un palmarès de cancre : CP redoublé, 5eme redoublée et voilà qu’après être revenu dans le circuit général bien que la conseillère d’orientation aie réussi à m’orienter en 4eme techno, je suis face au mur de l’éducation nationale. Pas grave, je me barre en vacances au Maroc à mon retour et je chercherai une solution…
C’est la fin du mois de juillet. L’année scolaire est terminée depuis plus d’un mois et ma fiancée de l’époque Virginie L. est en Italie, Bruno G quelque part en France avec ses parents, et moi ? Pas de Bled pour cette année, pour nous c’est Saint Ouen Plage. L’avantage de rester dans sa ville en été quand tu es un gamin de neuf ans ? Il n’y en a pas !!! Le programme est donc limité. Le matin c’est en bas de chez nous à jouer, rejouer et re-rejouer au foot. Mais après quelques jours à refaire les matchs de la coupe du monde jusque tard le soir, soit on en a marre, soit le ballon en a marre. Notre voisine, la vieille du Rez de Chaussée en a aussi marre que le ballon heurte son carreau quand on loupe nos tirs.
1985. Je suis au collège Jean Jaurès à Saint-Ouen. Mes principaux jeux à cette époque sont le foot, récréA2, le club Dorothée. Comme tous les dimanches, avant ma série préférée « Starsky et Hutch », mon père va faire son tiercé. Il m’emmène avec lui au café PMU de la mairie de Saint Ouen. Pendant qu’il parle avec ses potes de la cote d’Ourasi (le bourrin le plus célèbre des cités), je m’écarte. Devant moi se trouve une console de jeu. Un adulte termine sa partie. Il s’acharne sur la manette. A peine il s’éloigne que je me jette sur la manette. A mon tour, je m’acharne en dirigeant la manette dans tous les sens. Rien n’y fait. Je ne contrôle pas la partie. Véritable tâche en anglais, je comprends pourtant que les mentions « Game Over » et « Insert Coins » affichées à l’écran signifient qu’il faut du fric. Je demande donc à mon père une pièce. Lancé dans ses pronostics, il me lâche deux francs. Je retourne devant le jeu, la partie commence. Je me bats contre des monstres. J’envoie des rayons laser sur mes ennemis. Ils s’approchent. Je ne réussis pas à tous les détruire. Je perds une première vie… Une deuxième… Une troisième… « Game Over ». Ma partie est finie. Je suis dégoûté, c’est passé trop vite. Mon père a fini ses jeux. Il rentre à la maison pour voir la course du tiercé sur TF1. De retour à la maison. Je pense à cette partie, trop courte. Le lendemain, au collège, je parle avec mon pote Pascal Darreau de ce jeu. Il me dit qu’il a une console chez lui. Qu’il y joue tous les jours. Avant d’aller à l’école, après et pendant les vacances. Dès lors, je ne pense qu’à une chose. Avoir une console de jeu à la maison. Je n’aurais plus à mettre de pièces, j’aurais tout mon temps pour faire des parties. Seul problème, le budget. Si mon pote a une console, c’est parce que son père a une boucherie. Il a de l’oseille. Mon père n’a pas de boucherie, il a juste sa Renault 18 et une carte famille nombreuse. Avec mes frères, nous supplions notre mère. Notre but ? Avoir une console de jeux vidéo. Nos moyens de l’obtenir ? Les promesses : ramener de bonnes notes, ranger notre chambre, cesser de nous battre. Nous sommes déterminés, pour arriver à nos fins. Ma mère cède, elle décide de nous acheter une console de jeux, d’occasion, bien sûr. Le budget ? 400 francs. Quelques jours plus tard, c’est le grand jour. Nous découvrons notre console (vraiment d’occasion). Elle est dans un sac plastique Prisunic. Nous sortons la console de couleur noire. La marque Atari. Elle est futuriste avec six interrupteurs : mise en marche, la couleur ou le noir et blanc, difficulté de jeu, … Et deux manettes. Des jeux. Il y en a deux. L’un de tennis avec un superbe visuel, l’autre est « Space Invaders » (le jeu du café). Nous nous accoutumons avec ce nouvel élément. Une demi-heure pour brancher la console. Une autre, pour se rendre compte qu’une manette ne marche pas. Après ces péripéties, dues à un retard dans l’utilisation des technologies, nous allumons enfin la console. Le plus drôle ? Peut-être le son, des bruits basiques et vraiment électroniques ou encore la qualité du graphisme d’époque. Sur la pochette du jeu de tennis, on voit un joueur en plein effort avec un superbe graphisme. Mais une fois la cartouche enfoncée, la partie commencée, le graphisme ne correspond pas du tout. Le joueur est une barre, et la balle de tennis, un carré ! Je fais abstraction du manque de ressemblance avec un match de tennis, je joue. Je m’en fiche, j’ai ma console de jeu. Au bout d’une heure, mes frères et moi réalisons que le jeu est tout pourri. Alors nous passons au second jeu, « Space Invaders ». Il n’y a aucune différence avec le jeu de tennis. Des barres et des carrés. Pendant quelques jours, nos potes ne nous voient plus. Normal. Nous avons découvert l’Atari 2600. Il faut quand même préciser que la console est sortie en 1982, que nous sommes en 1985. Quelques années plus tard aura lieu une véritable révolution, souvenez-vous de la Master System, d’Alex Kid avec ses grandes oreilles…
A force de m’avoir acheté des baskets sans marque quand j’étais enfant, mes parents m’ont donné le syndrome de la chaussure. Cette maladie qui consiste à dépenser des milles et des cents dans la chaussure de sport toute ta vie. Depuis ma majorité, je n’ai cessé d’acheter des paires et des paires de Nike. J’ai dû en avoir une centaine. Un vrai fou de la bulle d’air. Air Max 90, Air Max BW, Air Max 95, Air Max 97, Air Burst et même la Spiridon (qui n’a pas de bulle d’air). J’en ai eu des paires mais rien ne vaudra ma première, la BW. Récit. Novembre 1991. J’habite à Saint Ouen. Nous sommes à la maison avec mes frères. Ce soir là, je suis devant la télévision. C’est la rediffusion du best of des Inconnus sur Antenne 2. Il y a ce gag : « Athlétisme». Les inconnus parodient les commentateurs sportifs. Avec la fameuse réplique « …cela ne nous regarde pas… ». Dans ce sketch, les comiques portent une paire de basket très belle. Je bloque dessus. Cette paire ne ressemble en rien à celles qu’on connaît. A l’écran, elles ne passent pas inaperçues. Pascal Campan qui joue le rôle d’un coureur de fond les a. Didier Bourdon en sprinteur et Pascal Légitimus aussi. Elles sont noires avec une bande blanche et la virgule violette. Mon frère me dit que ce sont les Air Max, qu’il peut les avoir ! Le lendemain, mon frère revient avec une paire, un de ses potes lui a prêté. Je deviens fou. Il les rendra à Madjid. Quelques mois plus tard, je décide de les trouver. Je cherche aux Halles, à Saint Denis. A l’époque les Air Max et moi, c’est comme les envahisseurs et David Vincent. Je suis le seul à les avoir vues. Mais impossible de mettre la main dessus. Pendant un bon moment je passe du temps le week-end end et les mercredis après midi à faire les magasins de sport. Même les puces. Rien. C’est un mercredi après-midi de retour des 4 temps de la Défense que je tombe par hasard sur une boutique de sport située sur le boulevard Jean Jaurès, à Clichy (92). Surprise ! Elles sont là en vitrine. Je rentre vite et demande s’il reste des modèles. Le vendeur me dit que les pointures disponibles sont supérieures d’une taille. Pas grave, je prends du 47 ! Le prix, 600 francs. Je la cherche depuis un moment et hors de question de la laisser filer. Complètement fou, je lui demande de mettre mes anciennes baskets dans la boite et de porter tout de suite MES Air Max. Cet après midi là, je suis fou et content. Le lendemain, je ne passe pas inaperçu dans la cour de l’école. Fier, je les porte en cours. Elles vont très bien avec mon 501 « black/black ». 1991, je suis au Globe. Mickaël ne porte pas de bulle d’air, il est plutôt classique. Son truc, c’est la Reebok Classic, coloris blanc. En plein cours, il la nettoie toujours avec un nettoyant. Les autres sont à l’époque de la Jordan. Les années suivantes j’ai eu la BW en coloris violet. Et ma première paire a fini au Fournil de Pierre. Je les portais pour faire de la manutention, elle n’avait plus la même gueule et même aujourd’hui en réédition ce ne sont plus les mêmes. Il y a eu ensuite énormément de coloris, en tissus, en cuir. D’autres modèles, la 97 est une de celle qui m’a aussi marqué. Puis les nouvelles comme la TN, qu’on appelle « la requin» ne m’a jamais inspiré, parlé. Y a pas à dire, rien ne vaudra ma première paire d’Air Max. Comme on dit si bien, on se souvient du premier, pas du second…
