Playmobil, en avant les histoires !

24 août 2009

J’espère qu’après cette anecdote de 1983, il y aura prescription et que je n’irai pas en prison… Aujourd’hui avec tous les systèmes de sécurité on peut plus pé-ta comme à l’époque, ceci-dit ma carrière n’aura duré qu’un instant celui de me faire cramer…

Police 2Un automne de 1983. Nous sommes un mercredi, et ce jour là nous n’avons pas école. Je ne me rappelle pas de mon institutrice de l’époque, ni de la classe. Au ciné ça cartonne pour le Jedi qui est de retour. L’affiche du film l’étoffe des héros m’a marqué, avec plein de cosmonautes. Sur les ondes David Bowie avec « Let’s Dance », et le groupe Survivor avec « Eye of the Tiger » cartonnent en France. Et c’est à cette période là que j’ai commis l’irréparable…

Ce jour là, et comme on a bien travaillé à l’école ma mère nous a donné de l’argent de poche, cinquante francs à se partager. Mes frères et moi trainons avec Mohamed Said. Tous les gens de ma génération te diront que Mohamed Said à Saint Ouen, c’était un mec qui tapait. Il vivait dans notre quartier et c’était le grand pote à mon frère. Quelques années avant, ils avaient même tous les deux voulu fuguer après avoir vu un épisode de Tom Sawyer. Celui où Tom, Huck et le gros Ben avait fuit Saint Petersburg, et tout le monde les croyaient morts. Mon frère avait préparé un sac avec des boites de conserves, mais à la dernière seconde Mohamed et lui avait changé d’avis car il avait vu dans l’épisode qui suivait que les trois gaillards étaient revenus. Ce détour pour te dire, que Mohamed Said était un chaud, un phénomène à notre époque. Et ce jour là, on va donc tous ensemble au prisunic.

A saint Ouen, et dans les années 80, Prisunic (Prisu pour les gens dans le mouv’) c’était la grande surface de ouf. Sinon t’avais un Casino mais il était à Saint Denis Porte de Paris. Au prisunic t’avais deux niveaux, le rez de chaussée avec tous les produits alimentaires. Et à l’étage tu avais les fournitures scolaires, les jouets et j’en passe. Le prisunic c’était particulier car ma mère y travaillait. Ce jour là, elle n’était pas là.

On monte au premier, et on regarde les jouets. Je tourne et là je vois une boite de playmobil, un camion ! Je bloque dessus, je le veux. Je regarde le prix et je n’avais pas assez alors je demande à mes frères de rajouter. Ils me répondent – Laisses tomber – Alors on a continué à tourner dans les rayons et je suis discrètement revenu sur mes pas, après avoir tourné ma tête à gauche puis à droite, et j’ai ouvert mon blouson, et j’ai mis la boite de playmobil. J’ai rapidement rejoint mes frères, et ils n’ont rien remarqué. Alors je me suis dit qu’un mec qui passe à la caisse avec un ventre carré ça ne se verra pas…

A la caisse, y avait une caissière petite, cheveux court et plus ou moins roux. Elle nous regarde, mon cœur bats, limite j’avais comme dans les séries animées la petite goutte de sueur. Puis d’une voix forte, elle dit « Ouvrez vos blousons » Tous les regards se sont portés vers Mohamed Said, même moi je me suis dit qu’est ce qu’il a encore volé ! Mais j’avais beau faire style – Mais qui a volé l’orange du marchand ?  Et faire style arrêtez c’est pas moi ! – Elle avait cramé que mon ventre était très carré. Quand Mohamed a ouvert son blouson, alors mes deux frères se sont tournés vers moi ! Ils étaient choqués, et cette tentative de vol puait vraiment la défaite. Comment tu peux penser péta une grosse boite de playmobil avec un ventre carré ? Alors elle m’a pris par le bras, et m’a dis on va aller voir le vigil. Je me suis dis –  je suis dans la merde, j’ai volé et en plus dans le magasin où ma mère travaille ! – Il était 14h00 passé, et elle ne l’a pas trouvé, il était parti manger. Et quand elle m’a demandé mon nom, elle m’a dit mais ta mère travaille ici ? J’ai dis – oui – elle m’a regardé et m’a dit de ne plus recommencer, et m’a fait la morale. J’ai répondu  – Oui, madame – Avec la peur dans la voix de voir mon père me chercher au commissariat.Elle m’a laissé repartir en faisant style qu’elle avait noté mon nom et qu’elle allait le transmettre au commissaire Moulin.

Playmobil-Police-Car-Sides-Of-Car

Nous sommes rentrés et sur le chemin, mes frères pleuraient et me disaient – Pourquoi tu nous l’a pas demandé, on t’aurait donné pour acheter le camion ! – Quelle bande de mythos. Mohamed Said avec son cheveux sur la langue, me disait mais t’es con ou quoi, t’as pas vu que ton ventre était carré et que sur ton front y avait marqué – j’ai volé arrêtez moi ! Et en plus une boite de playmobil de police ! – Fallait me dire Rachid, si tu voulais la boite je te l’aurai volé ! Et il jurait déjà la vie de sa mère. Je ne les écoutais pas, et je me disais – Je suis Venu, j’ai vu, j’ai volé et je me suis fait grillé – Nous sommes rentrés et plutôt que de l’apprendre par sa collègue, je me suis auto-balancé… Enfin je l’ai dis quoi…

Ma mère n’a pas été dure avec moi, et j’étais un peu déçu de mon comportement. Mon père ne l’a pas su, et depuis j’ai plus jamais volé. Enfin si ! Juste l’enveloppe de la cantine. Mais j’ ai tiré une leçon si tu mets quelque chose sous ton blouson, faut juste que ce ne soit pas énorme…

PS : L’auteur de cet article souhaite rester dans l’anonymat.

R***** S******


C’était mieux les anniversaires !

23 août 2009

Les années défilent et tu fais le bilan comptable de ta vie lors de deux grandes occasions, le jour du nouvel an ou celui de ton anniversaire. Et y a pas à dire, les anniversaires c’était mieux avant !

gateau_anniversaire

Un jour d’octobre 1987.  Michael Jackson sort son album « Bad », c’est aussi cette année que Los Lobos cartonne avec La Bamba. Les films Over The Top, Predator, L’arme Fatale et Crocodile Dundee pètent le scores d’entrées dans les ciné. Nous sommes la vieille de mon anniversaire, et demain nous serons mercredi. A cette époque, je suis au collège Jean Lurçat à Saint Denis – Je traine avec mes camarades de classe : Nordine, Wanou, et Mimi. Sinon à Saint Ouen, je joue souvent avec mes frères dans notre paisible résidence du quartier Bachelet. On s’amuse avec les mêmes familles que j’ai plusieurs fois citées, et le mec qui fait le show, c’est Teddy Hubert. Il est devenu notre ami, depuis que mon frère Hicham l’a embrouillé et tapé. Pour une histoire de ballon ou je ne sais plus. Bref. Ce jour là, ma mère a décidé d’organiser mon anniversaire. Et pour l’occasion on a invité notre ami, Teddy. ce mec, c’est à l’époque l’as des as. Un métisse qui est vif, un rire de chèvre, et des pieds agiles pour jouer au foot. Normal. Son oncle c’est Bébert l’entraineur du club de foot de la rue des Bateliers.

Ce jour m’a marqué car c’est la première fois qu’on fait rentrer quelqu’un chez nous. La vérité, c’est que mon père ramassait les meubles dehors. Il était déjà écolo, et finalement il était visionnaire. L’intérieur de notre trois pièces était tellement dépareillé qu’on aurait bien eu besoin de la blonde qui refait les appart’, Valérie Damidot d’M6 Déco. En plus avec nous elle aurait rigolé, mon frère de onze ans dormait dans un lit à barreau pour nourisson. Et mon frère et moi dans un lit superposé en métal. Le papier peint était d’époque 70, alors que nous étions à l’aube des années 90. Comme dit Rohff, on enviait la belle vie de Ricky, parce qu’on se disait qu’est ce que c’est bon d’avoir du fric. Et si y avait eu facebook on aurait fait un groupe pour le dépouiller le petit Ricky. Avec le temps bien sur, on a compris que l’argent c’est juste un moyen et pas une finalité. Tout dépend de ton camp… On invite donc notre pote ce jour là, et on partage un gâteau à l’Ananas fait par ma mère avec une boite de conserve, et de quoi faire un quatre quart. C’était mignon, car elle l’avait fait avec le cœur, et on a tous kiffé, pour le cadeau je ne sais plus si elle m’a donné quelque chose, je crois pas mais c’était déjà grandiose.Notre soirée de ouf s’est terminé super tard, 22h30… Pour l’époque c’était l’équivalent de deux heures du matin aujourd’hui. (copine et copain lecteur ne me demandes pas de t’expliquer le calcul…)

On a même fait  des photos souvenirs de ce moment là. Mes frères cadets sont là, et on pose devant un classeur de Jordan pour les souvenirs, Teddy sourit tellement qu’on voit ses grandes dents. Des ambiances comme celles là, je n’en ai plus jamais revu, normal mes parents se sont séparés, et d’autres événements ont fait que ce ne serait plus comme avant. J’ai revu la dégaine de l’époque, y a quelques années. Hum…Nan, franchement mortel ! Carreaux, moustache en matière duvet et par contre attention !!! Je portais mon survêtement Adidas, le Challenger… Mes frères le Laser, et Teddy avait son survet avec l’écusson de l’équipe de France de foot. Les années suivantes ont défilés. Avec une certaine morosité. On a perdu des gens qu’on aime, gagné d’autres. Un peu comme à chaque mort, une nouvelle naissance. Et je n’ai jamais refait d’anniversaire. Je garde en tête cet excellent souvenir, et je rêve de fêter ça avec les mêmes personnes, mais comme le dit NTM – La vie ne fut jamais un long fleuve tranquille – Et c’est valable pour chacun de nous, sauf pour le petit Ricky qui a bien grandi depuis.

J’ai compris plus tard, que Teddy était un brave type. Et qu’il avait l’instinct de survie. Il vivait à l’époque chez ses grands parents, car c’était un gosse du divorce. Un mec plein d’énergie. On s’est revu mais on a grandi et les gosses que nous étions sont loin derrière… Quoi qu’il en soit y a pas à dire, aucun anniversaire ne pourra détrôner celui là…

Rachid Santaki


Manimal

19 août 2009

Après avoir découvert Manimal, j’ai essayé de me transformer en Panthère, faucon, mais je n’y suis jamais arrivé, en fait j’ai compris trop tard que mon père n’était pas celui de Jonathan Chase alias « Jessy » (pour les potos)…Et que je ne me transformerais pas en panthère.

manimal-021985. J’avais douze ans, j’aimais jouer dehors avec mes frères. L’allée de notre résidence à Saint Ouen (93) était paisible sûrement parce qu’il y avait pas mal de personnes âgées comme madame Corbeille, et son fils handicapé. Son logement se trouvait au rez-de-chaussée, et souvent avec mes tirs, ma balle terminait en plein dans son carreau. Pour nous, la période de l’été c’était stylé, pour elle, ça l’était moins… Tu l’auras compris copain et copine lecteur, le tue-temps préféré des gosses du quartier était le ballon. On était plusieurs familles, Les Bouissouira, Teddy Hubert, et mes deux frères. Après avoir passé toute la journée en bas de chez nous, ma mère nous appelait pour rentrer, et manger. On trainait avant de remonter et à vingt heures passé, elle s’emportait – Rentrez bande de pourceaux, c’est l’heure ! J’en ai marre rentrez tout de suite ! – On obéissait, car on craignait qu’elle fasse appel au « boss », mon père.

Je me souviens que ce jour là, un vendredi, elle avait mis la troisième chaine. Y avait une nouvelle série, tout de suite la voix off m’a interpellé – « Jessy Chase, belle situation, jeune, beau garçon. Un homme qui a un avenir des plus brillants et un passé des plus obscurs. Des replis les plus profonds de l’Afrique aux sommets les plus élevés du Tibet, héritier du savoir de son père et des sombres mystères de l’univers. Jessy Chase, le maître des secrets qui ont séparé l’homme de l’animal et l’animal de l’homme : l’homme-animal ! » – Le premier épisode, le pilote était long, je n’ai pas accroché, juste à la fin, il avait dû se transformer en panthère. Et J’avais kiffé, je m’inventais moi aussi un tel pouvoir (Chère copine et copain lecteur, on a tendance gamin à être de gros mythomane). Tu imagines en cours, si tu pouvais te transformer en souris et rentrer dans la classe pour regarder l’interro ? Sinon, c’est un autre fantasme que j’ai toujours eu, tu te transformes en insecte et tu rentres dans une banque, pour prendre l’argent. Mais en fait, c’est con car tu ne pourrais pas ressortir avec tout le fric ? Je m’étais même imaginer en panthère, pour me défendre ! Le générique de la série montrait New-York en fond et une silhouette d’homme qui se fond en Faucon, puis en panthère. On voit ensuite les personnages de la série le héros Jonathan Chase, Brooke et leur pote Tyrone.

rtd21manimal7Ma mère aimait bien la série, et elle regardait aussi. Même si cela peut paraître marrant, mais quand Manimal, enfin Jessie se transformait, y avait un effet spécial et dingue (pour l’époque bien sur). On voyait sa main, et les veines qui gonflaient. La main noircissait et des poils poussaient. Jonathan s’était transformé en panthère. Ma mère se tournait, elle était écœurée de le voir se transformer. Lors de la transformation, on ne voyait que sa tête et ses mains. Et c’est vrai qu’il faisait flipper car il ressemblait dans un premier temps à une peluche et ensuite une poupée de cire. Nous on kiffait, on rêvait d’avoir son pouvoir mais mon père n’était pas le sien.

Après chaque épisode, je me cachais dans notre salle de bain. Je prenais ma respiration, et je soufflais fort en regardant mon poing fermé. Je pensais que j’allais me transformer, mais rien. J’ai essayé pendant une bonne dizaine de fois, souvent après les diffusions de la série, mais toujours rien ! Au fil des épisodes, je me suis posé des questions. J’étais fan de Hulk. Mes camarades de primaire te raconteront que plusieurs fois en pleine récréation, je me prenais pour le géant vert et je déchirais mes affaires dans la cour de récréation. Enfin une fois, car après une bopnne correction de mon daron j’ai cessé de déchirer mes affaires, mais rassures toi je me prenais toujours pour Hulk. Et plusieurs fois j’ai mangé de la colle, parce que je n’étais plus Rachid Banner mais L’incroyable Hulk. Finalement, entre l’incroyable Hulk et Manimal, je trouvais des similitudes. Le moment de la transformation, et son retour mais contrairement à Hulk, Jonathan est plus ordonné à chacune de ses transformations, quand il revenait à l’état humain, ses affaires était propres. Les scénaristes n’avaient pas prévu ça… D’ailleurs les scénaristes ont écrits huit épisodes, et quatre n’ont jamais vu le jour faute de succès. Il y a eu quelques épisodes qui m’ont marqué comme celui avec la femme louve. Comme cette scène ou Manimal effraye les loups, et séduit la jeune femme. Où cet épisode dans lequel Jonathan (genre c’est mon poto) se transforme en serpent pour sortir Brooke des sables mouvants. Ou encore l’épisode où il apprend à faire du Kung-Fu par le biais des animaux, et se tape avec un chef de gang.

Cet été là, on rentrait tous les vendredis à l’heure. Ma mère avait compris, et nous a même eu une fois, un mardi elle a crié y a Manimal. On est remonté comme des bombes. Mais en fait elle a éclaté de rire et nous dit je vous ai eu ! On a pas trouvé ça marrant… La série s’est terminée après huit épisodes, et a été rediffusé sur M6.

PS : Qui pourrait m’expliquer pourquoi le héros s’appelle Jonathan et que son surnom c’est Jessy ? Récompense à celle ou celui qui trouvera une explication que je cherche depuis 1985.

Rachid Santaki


Mike Tyson

18 août 2009

Aujourd’hui, il n’est plus le même, les médias parlent de lui dans les rubriques faits divers ou people. Pourtant, dans les années 80 Mike Tyson a effrayé les plus « lourds » des rings …

Tyson 1On est dimanche après midi. C’est le jour où mon père va au PMU vers midi et demi, et revient pour qu’on mange tous en famille. Souvent ma mère cuisine des légumes verts, parce que c’est juste une boite de conserve à ouvrir, et un gigot à mettre au four. Un grand moment, le dimanche. On regarde la télé : « Starsky et Hutch », « achipé achopé », et on finit l’après midi en bas de chez moi à Saint Ouen, à jouer avec les voisins. Au bout de quelques heures, ma mère nous appelle – C’est l’heure de rentrer ! –

Mon père aime la boxe. Il en a fait au bled, et parfois dans les cafés. Un jour, j’ai vu mon père coucher un gars au bistrot. Mon père ne rigolait pas avec l’honneur, et pour le prouver tout simplement  il pouvait te balancer un gauche-droite, et te laisser au sol, sonné. Je comprenais pas ce qui animait avec autant de rage mon père, je l’ai compris plus tard en observant et décryptant  Mike Tyson.

Je m’assoie dans le canapé. La télévision est allumée. Je ne me souviens pas si c’est sur TF1 ou Antenne 2. Je n’ai même pas eu le temps de bien m’installer que le combat commence. Deux gars, vêtu de culottes noires. On dirait des potes, parce qu’ils  ont le même short. Puis la voix du commentateur s’élève. A cette époque, moi qui kiffe Mister T allias Barracuda, je me dis que ces deux types sur le ring ne lui arrivent pas à la cheville. Sinon ils joueraient le role de Barracuda dans l’agence tous Risques ? Je me trompe ? Le plus petit, Tyson a corrigé le plus grand en deux rounds, Trevor Berbick. Tyson l’a envoyé une première fois au tapis, une seconde puis une troisième fois. Mon père sursaute – Il est KO ! – Effectivement, Berbick est terminé entre les cordes. On dirait qu’il est bourré. Le match n’a pas duré longtemps. Et tyson en livrera d’autres impressionnants comme celui là.

Le lendemain, dans la cour du collège on ne parle que de lui. Mon pote Pascal Darreau et d’autres camarades refont le combat – Il a mis des sacrés patates – dit Pascal aux autres. Darreau était vraiment sympa, son père avait une boucherie tout près du métro Garibaldi. Je les écoutent parler de la performance de Tyson mais Je n’aime pas trop la boxe. Mon père m’a inscris à cette période mais je ne suis pas motivé et je  réussi même à me faire chasser de chez Mickalef. Tyson est balaise. Il est brutal avec ses adversaires, il esquive les coups et remise par des séries très rapides et puissantes. J’aime bien la rage qu’il dégage, et il m’impressionne mais ma référence en tant que Boxeur reste à cette époque des années 80 Mister T. Je n’ai pas encore vu Rocky, mais je trouve qu’il a quelque chose de fort, avec cette crète, et ce bouc, une expression du visage très bestiale dans cette photo affichée au cinéma de l’Alhambra.  Si le face à face Rocky et Clubber Lang me fascine c’est parce qu’en vrai, on a pas de magnétoscope à la maison, et les autres si. Et c’est pour ça que je suis resté bloqué sur Rocky. Les autres l’ont vu et revu.

Par la suite, et à la DASS, j’ai découvert Rocky 4, et aussi le 3. J’ai vu la boxe autrement, et je me suis intéressé à Tyson. J’ai découvert ses entrainements et ses footings très matinaux. Une fois, il a répondu à un journaliste, qui lui posa la question, sur la raison de ses footing à trois heures du matin. Tyson avec la capuche sur la tête lui dit – Je suis sur qu’à cette heure ci mon adversaire dort !- J’ai souvent fait comme lui, lors de mes insomnies, sauf que je n’avais pas d’adversaires. Les années sont passées, j’ai quitté le collège, et même Saint Ouen. J’ai découvert la vie de Tyson. Sa force, et paradoxalement son innocence d’enfant qu’il avait gardé et qui ont permis à sa femme Robin Givens, Don King de le dépouiller. Tyson n’était pas un tendre avec les femmes, et parce qu’il était surtout un enfant effrayé. On peut être le plus fort et le plus explosif du monde, mais en fait, on peut se faire coucher par les sentiments… C’est ce que m’a appris un type comme Mike Tyson. J’ai quelque part grandi avec lui. J’ai gagné, perdu à ses cotés comme ce fameux K.O à Tokyo en 1990.  Et j’ai même été triste quand il l’ont mis au placard pendant trois piges. Je me disais que cette histoire de viol, c’était pas lui… Je n’ai jamais rien compris. Je me souviens de ce dimanche matin, où Canal Plus a diffusé la sortie de prison de Mike Tyson. Il s’était converti à l’Islam, rebaptisé Malik Abdul Aziz, et tout ce qu’il y a eu autour de sa sortie m’a touché. Je me disais qu’il allait tous les coucher. La réalité encore une fois, l’a rattrapé et m’a sonné. Tyson, n’était plus que l’ombre de lui même, un triste souvenir parce que sa rage s’est étouffée sous les draps de la prison de Minneapolis, avec ses pleurs.  Au delà de sa violence, Tyson était un enfant qui n’avait pas fini de grandir. En 1995, il a perdu par K.O contre Evander Holyfield, puis lors de la revanche Iron Mike en est arrivé à craquer pour lui arracher un bout d’oreille. Tyson s’est fait terminer par Lewis en 2002 et depuis n’a plus brillé. Puis y a eu ce  film-documentaire sur sa vie qui n’est jamais sortie. Et ce champion qui a énormément grossi.

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Avec le temps, et un peu comme Tyson, mon père a cessé de coucher les gars dans les cafés. Avec le temps Léo Ferré disait que tout s’en va, je pense que quelque part, c’est vrai. Tyson a perdu sa rage, avec le temps. Et j’espère juste que Mac Tyer se trompe quand il dit qu’il – Y a plus de boss, même Tyson peut se faire coucher par Lara Croft – Mon père, je ne l’ai pas revu depuis, alors je ne sais pas si avec le temps, sa rage s’en est allée…

* Nous ne remboursons pas les mouchoirs utilisés à la suite de la lecture de cet article – La Direction –

Rachid Santaki


Le collège Jean Jaurès à Saint Ouen

12 août 2009

Septembre 1985. On vient de rentrer de Marrakech. Le daron est frais avec la Renault 18, et ses musiques. L’album Victory des frères Jackson, et surtout le dernier album Emergency de Kool And The Gang. Cette même année les tubes sur les ondes sont ceux de Madonna « Like Au Virgin », Daniel Balavoine « Sauver L’amour », ou encore la belle Whitney Houston  avec son morceau « How Will I Know »…

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C’est la rentrée, et fini l’école primaire. Je suis dorénavant un grand et débarque dans ce gigantesque établissement. Le collège Jean Jaurès.  A l’époque mon style, c’est une paire de lunettes « Plasma », de gros cheveux,  et des Adidas Americana. americana-hi02Le trajet de la maison, au collège est de quelques minutes. Sur le trajet je fredonne la titre Fresh de Kool And The Gang : «Chizefunchchizesinflunch ». Le beau temps m’accompagne pour les premiers jours de la rentrée, et parmi mes camarades de classe, y a ma voisine de Pallier Laetitia Fournier. J’ai de  nouveaux camarades de classe, je te citerai tout de suite les Top trois de la classe. Linda, Evelyne, et Sophie Blasco, une version plus light de Sophie Marceau. Et parmi les autres, des chauds comme Lionel, et Sylvain. Le genre de petits gosses favorisés, qui sont bien vu par les profs, et qui derrière font les 400 coups. Une version de « Ricky La Belle Vie ». La vérité, c’est que Sylvain m’impressionne avec son insolence, et sa paire de Coq Sportif. Il est hype. Un gars que j’aimais bien, c’était Pascal Darreau, coupe au gel, mallette à la mai. Il avait tous les survêtements Adidas Challenger. Dans notre classe y avait aussi une équipe de chipies. Quand tu t’appelles Santaki, y en a toujours pour t’appeler Sankukaï. A cette période, et je sais que certains se souviendront, y avait une publicité à la télé avec le slogan « Si Pantashop n’existait pas faudrait l’inventer ». Tassadit, Malika et Sana me charriaient avec une parodie « Si Santashop n’existait pas faudrait l’inventer ». Et moi comme un gogol je les pourchassais. Imagine des gros cheveux, de grosses lunettes et des Americana en train de courir après trois meufs, ben c’était moi.

En français le prof c’était monsieur Jarry. Un grand monsieur, avec une grande calvitie. et des cheveux blancs. Notre prof principale, Madame Chambon, sa coupe garçon et ses lunettes. En EMT, un monsieur avec une moustache du bled, et un air éffémininé. Et en EPS, une prof beaucoup plus bonne que la plus bonne que mes copines. Tous les mercredis après midi, avec Karim, j’allais chez Stéphane M. Son père travaillait chez Edf, et avait une baraque de ouf. On jouait dans son garage, il avait un baby foot, et même un jeu d’arcade. Bien sur, y a eu quelques loupés, comme ma première baston contre Laetitia Fournier, qui m’a fumé avec trois droites dans le nez. J’ai fini avec du sang sur mon pantalon blanc, et la phrase de mon père – Tu t’es fait battre par une fille !– Aujourd’hui, Linda en rigole, moi aussi. Mais à l’époque je n’avais qu’une envie, DE-ME-NA-GER ! –

Je découvre la politique, avec les élections des délégués. Je vote ! Les deux élus, et représentants de notre classe sont Sylvain, et Sophie.  Le collège c’est aussi les premiers dossiers qu’on retrouve quelques dizaine d’années plus tard. Je suis resté trois ans au collège Jean Jaurès, et je n’ai pas du tout aimé, tout simplement parce que j’a disparu pendant trois mois de la classe, mais ça c’est une autre histoire… Ce n’est qu’aujourd’hui avec les retrouvailles, et la réconciliation avec le passé que je peux te dire, que le collège Jean Jaurès, c’était de la bombe …

Rachid Santaki


SANKUKAI, C’est la bataille !

11 août 2009

Quand tu as sept ans, et que ton nom de famille c’est Santaki, une série comme Sankukaï, tu ne l’oublies jamais de ta vie !

SANKUKAI1

Tout le monde connait Les Bioman, X-Or et compagnie mais pour ceux qui ont squatté la télé, et plus précisément Récréa2 te le diront : Sankukaï c’est la bataille…

Nous sommes en 1980. Cette année là, Johnn Lennon est assassiné à New York. Afrika Bambaataa sort son premier disque de rap « Zulu Nation Throwdown » âgé de sept ans, je viens de redoubler mon CP (oui, je sais copine et copain lecteurs, comment on fait pour redouble le CP ?).

ayato_ryuAprès ma journée à l’école primaire Bachelet de Saint Ouen, je rentre à la maison. Avec mon frère on ne pense qu’à une chose, regarder Récréa2 ! A cette époque, c’est chaud d’allumer la télé alors que les darons ne sont pas là. Et pourtant je ne m’empêche pas de prendre des risques. Avec un couteau, je fais mon Mc Gyver et j’ouvre la petite porte de la télévision. Au mieux mon père fait des heures sup’ et ne rentre pas de sitôt. Au pire, il me crame et me fait des prises de Sankukai ! Et moi je pleure en chantant : c’est la bataille… En panique, j’allume la télé, mais t’inquiètes copine et copain lecteurs, je regarde la série en guettant derrière les rideaux que mon daron ne débarque pas du taff. Après l’école, y avait donc cette série de ouf. Un générique de psychopathe, avec des textes inégalés jusqu’à présent : « San Ku Kaï San Ku Kaï/C’est un message, c’est un message/San Ku Kaï San Ku Kaï/C’est un voyage, c’est un voyage/San Ku Kaï San Ku Kaï/C’est la bataille, c’est la bataille/San Ku Kaï San Ku Kaï/Dans les étoiles, dans les étoiles… » Oui, je sais tu trouves ça nase mains n’oublies pas que j’ai sept ans… Merci !

En gros, on était dans le quinzième système solaire, et les méchants Stressos menés par le cruel Golem XIII veulent dominer les planètes en récupérant les trois étoiles terrestres. Ils détruisent tout et font la hagra au reste de la galaxie. Heureusement, une GROSSE équipe se forme. Ryu, Ayato et Siman (un homme singe qui porte un kilt écossais, si si !) s’opposent à ces envahisseurs. C’est en rendant visite à son père, le vieux Jin qu’Ayato va s’unir à Ryu et Siman. Il les a forcé à le déposer en les menaçant, et va assister au massacre de sa famille. C’est alors qu’un long combat entre nos trois héros et les troupes de Golem XIII commence. Les lasero-lab étaient des petites navettes conduites par les méchants stressos, et le vaisseau de mes héros, ressemblait un peu à celui de Cobra. Le plus impressionnant c’étaient les combats au sol.  A base de salto, de retournées et de front kick. J’en pouvais plus au point qu’on se tapait dans la cours de l’école primaire, et vu mon blase c’était moi Sankukai, mais pour les combats ce n’était pas trop ça… La série a pris fin, le jour où Ayato a trouvé les étoiles terrestres. C’est ce que cherchait Golem XIII. A la finale, et bien évidemment nos héros ont remportés la victoire sur le mal. L’abominable Golem XIII était en réalité, Desmonia, la sœur jumelle d’Eolia, celle qui a toujours veillé sur Ayato, Ryu et Siman. Une fresque qui montre la rivalité fraternelle, qu’on retrouve dans pas mal de scénario. La série a bien vieilli depuis mais les génériques lors des duels et les scènes de combats m’ont marqués.

Siman_generique_bisMa mère me disait que si je travaillais mal à l’école Siman allait venir me tirer les pieds. Je t’avouerai qu’il me faisait flipper ce singe, il avait une de ces tête…Mais en réalité c’était un brave gars..Heu…singe… Je te jure, il a jamais fait de mal à personne. Je me souviens même que dans un épisode il était parti préparer à manger aux gosses.

Parmi ceux qui faisaient flipper, t’avaient les soldats à Golem XIII, Volcor, et Komenor. Furia, une meuf était aussi sous les ordres, mais elle était fraiche. En gros, valait mieux avoir à faire à elle qu’aux autres. A la finale, ils  sont tous morts. Et Eolia s’est sacrifié pour sauver l’univers. Siman en a versé une larme… Mon frère et moi aussi…

Tous les gens de ma génération ont bien sur flippé de Siman, et kiffé sur le générique interprété par Eric Charden. Un chanteur français qui avait aussi interprété les titres Onze pour une coupe, et les chansons d’Albator (Albator le corsaire de l’espace, la bataille d’Albator).

Plus tard, j’ai compris que cette série était une sorte de guerre des étoiles en moins chère. Avant la série, il y avait eu le film « Sankukai » qui était bâclé. Dans la série, Sidero avait remplacé D2R2, Siman était une grossière réplique de Chubaka, et nos deux compères Ayato et ryu, étaient les équivalents du jeune Skywlaker et de Han Solo. Avec un budget moins considérable, ce qui explique le mauvais vieillissement de la série, trente ans plus tard…

Quoi qu’il arrive, tu peux chanter derrière ton écran ce générique… http://www.dailymotion.com/video/xx5rx_san-ku-kai-generique_family

Rachid Santaki


Le tonnerre mécanique

10 août 2009

Alors que les mecs font les fous sur des Quads, des roadster Spyder et j’en passe, aucun n’égalera Jessie Mach et LE Tonnerre Mécanique…

1986. C’est l’année où disparaît en plein Paris Dakar, le chanteur Daniel Balavoine dans un accident d’Hélicoptère, l’année des tubes d’Elsa avec « T’en va pas », Desireless « Voyage Voyage » et Lionel Richie avec « Say you, Say Me ». Mais aussi la coupe du monde à Mexico avec les bleus… Pour moi c’était surtout l’année ou je découvrais la 5, et ses séries dont le Tonnerre Mécanique.

04240im5Février 1986. Je suis en 6eme au collège Jean Jaurès. En cours je suis avec Linda et ses gribouillis sur mon bras. Pascal Da****u et sa coupe au gel. Et surtout Lætitia F******r et sa droite explosive… (Si t’as lu « la petite cité dans la prairie » tu sais de quoi je parle). A cette époque, pour moi ce sont de gros cheveux, de grosses lunettes, et une paire d’Americana.

A la télé, c’est le lancement d’une nouvelle chaine. On a déjà TF1, Antenne 2 et FR3. Canal est crypté et la vérité c’est qu’on regarde même quand ce n’est pas en clair. La cinq débarque en France, lancé par l’extravagant Silvio Berlusconi. Pour la prise d’antenne, c’est un peu comme au Conforama près de chez moi, ce sont des paillettes, de grands sourires, et pleins de surprises. Roger Zabel, Amanda Lear, Christian Morin et d’autres animateurs nous en mettent plein la vue avec « Voilà la Cinq ».

La nouvelle chaine a rediffusé plusieurs fois les pilotes de nouvelles séries américaines. K2000, Supercopter, Tonnerre mécanique, Riptide. Dans toutes ces nouvelles séries y a un putain de véhicule ! Hawk et son hélicoptère. Michael Knight et sa voiture qui parle. Et enfin Jessie Mach, et sa moto de l’an 2000. Mes nouveaux héros ne sont plus ceux des revues Strange et compagnie mais d’une nouvelle vague de séries venus tout comme les comics des Etats Unis.

Chaque jour de la semaine, la 5 diffuse une série, et un épisode. Il faut attendre le vendredi, 19h30 pour retrouver le deux roues. Dans « Tonnerre mécanique », le générique met en avant la bécane et son pilote habillé en noir. Il me fait un peu penser à X-Or, à la différence qu’il n’est pas gris mais vêtu de noir, et qu’il n’est pas asiatique, Jessie, c’estun cainri. Le titre en anglais apparaît « Street Hawk ». Comme dans les clips de rap, il lève sa bécane. On voit les deux héros de la série. Jessie Mach, interprété par  Un flic qui s’avère être un pilote de ouf. Et y a ce type, Normann qui lui confie son projet. Une bécane qui monte à plus de 400 km/heure : Le tonnerre mécanique. On voit aussi le chef de la police, le commissaire Altobelli, et son assistante. Les présentations sont faites.

Hawk-rider2La voix off, à la fin du générique présente la série – Jessie Mach un motard de la police, il a été blessé au cours d’une opération, recruté par les services secrets de son pays pour conduire le tonnerre mécanique engin d’une conception révolutionnaire capable de dépasser les 500 km heure, un seul homme Normann Tutle est au courant de la fonction de Jessie Mach, seul capable de dompter le tonnerre mécanique ! –

En gros, Tonnerre mécanique n’a pas duré longtemps y  a eu treize épisode. Et faut dire qu’à part la bécane y avait rien de grondant… Au début Norman Tutle vient chercher Jessie (pour les intimes). Le truc, c’est que le flic avait été blessé et qu’il ne voulait pas finir dans un placard. Après s’être fait jeter, il s’est décidé à écouter le « lunette man », Norman (excuses moi Norman). J’avoue que j’étais devant l’écran à crier – Mais pourquoi tu ne prends pas la bécane !? –

Jessie a donc signé un contrat pour travailler pour les services fédéraux. Et du coup, il s’est mis à la rééducation, pour enfourcher le tonnerre mécanique. La recette de cette série reposait sur trois éléments, la bécane dont on attendait les sorties derrière cette pancarte publicitaire. Jessie, qui avait la classe et le cran. Et Normann, l’intello, un peu geek sur les bords.  J’ai suivi tous les épisodes. On aura tout vu. Du type qui voulait se venger de la mort de son frère, et tuer le Tonnerre mécanique. La danseuse qui devait témoigner au procès de son ancien mec, un gars du milieu ou encore Conan, le tueur a gages qui cherchait son magot et qui finissait enseveli sous les décombres d’un chantier. Je kiffai quand sa bécane s’envolait, tirait des rayons lasers. Après y avait quand même des similitudes avec K2000, quand la moto décollait à trente mètre du sol, comme dans le second épisode pour éviter la voiture qui arrivait de face.

Le grand moment c’était bien entendu – la grande vitesse – Norman devant l’écran de son ordinateur central, sortait la phrase «  Je programme la grande vitesse ». Et le compte à rebours. 5…4…3…2…1. Une espèce d’énorme flamme jaillissait du pot d’échappement et propulsait la moto. On était aspiré par la vitesse. La ville défilait, on avait deux plans à la place du pilote, et vue de sa bécane. C’était mortel de monter à 500 km heures assis dans ton canapé ! Sur son casque la vitesse était indiquée.

Après la série, je prenais mon Raleigh, et je m’imaginais à cinq cent à l’heure dans les rues de Saint Ouen. La vérité, c’est que j’étais loin d’être le tonnerre mécanique. Mais je m’y croyais, pour aller chercher le pain, je prenais ma bécane et j’imaginais que j’étais en mission pour rattraper les méchants. Sur le chemin du collège, j’imaginais encore une fois que j’avais sur mes lunettes les miles sur le carreau gauche, et sur la droite le zoom. Je me souviens qu’une fois, un de mes camarades de classe m’a grillé et s’est foutu de ma gueule en disant que je parlais tout seul, en me prenant que j’étais Michael Knight. Il n’avait vraiment rien compris, j’étais Jessie Mach !

Comme dans toutes les séries, il y a eu quelques invités remarquables, alors inconnus à l’époque. « Doc » du retour vers le futur. Et bien sur Georges Clooney qui jouait le rôle de Kevin, un pote de Jesse qui meurt. Après la disparition de la série, j’ai délaissé mon Raleigh…. Et bien sur la grande vitesse !

Rachid Santaki