Le tonnerre mécanique

Alors que les mecs font les fous sur des Quads, des roadster Spyder et j’en passe, aucun n’égalera Jessie Mach et LE Tonnerre Mécanique…

1986. C’est l’année où disparaît en plein Paris Dakar, le chanteur Daniel Balavoine dans un accident d’Hélicoptère, l’année des tubes d’Elsa avec « T’en va pas », Desireless « Voyage Voyage » et Lionel Richie avec « Say you, Say Me ». Mais aussi la coupe du monde à Mexico avec les bleus… Pour moi c’était surtout l’année ou je découvrais la 5, et ses séries dont le Tonnerre Mécanique.

04240im5Février 1986. Je suis en 6eme au collège Jean Jaurès. En cours je suis avec Linda et ses gribouillis sur mon bras. Pascal Da****u et sa coupe au gel. Et surtout Lætitia F******r et sa droite explosive… (Si t’as lu « la petite cité dans la prairie » tu sais de quoi je parle). A cette époque, pour moi ce sont de gros cheveux, de grosses lunettes, et une paire d’Americana.

A la télé, c’est le lancement d’une nouvelle chaine. On a déjà TF1, Antenne 2 et FR3. Canal est crypté et la vérité c’est qu’on regarde même quand ce n’est pas en clair. La cinq débarque en France, lancé par l’extravagant Silvio Berlusconi. Pour la prise d’antenne, c’est un peu comme au Conforama près de chez moi, ce sont des paillettes, de grands sourires, et pleins de surprises. Roger Zabel, Amanda Lear, Christian Morin et d’autres animateurs nous en mettent plein la vue avec « Voilà la Cinq ».

La nouvelle chaine a rediffusé plusieurs fois les pilotes de nouvelles séries américaines. K2000, Supercopter, Tonnerre mécanique, Riptide. Dans toutes ces nouvelles séries y a un putain de véhicule ! Hawk et son hélicoptère. Michael Knight et sa voiture qui parle. Et enfin Jessie Mach, et sa moto de l’an 2000. Mes nouveaux héros ne sont plus ceux des revues Strange et compagnie mais d’une nouvelle vague de séries venus tout comme les comics des Etats Unis.

Chaque jour de la semaine, la 5 diffuse une série, et un épisode. Il faut attendre le vendredi, 19h30 pour retrouver le deux roues. Dans « Tonnerre mécanique », le générique met en avant la bécane et son pilote habillé en noir. Il me fait un peu penser à X-Or, à la différence qu’il n’est pas gris mais vêtu de noir, et qu’il n’est pas asiatique, Jessie, c’estun cainri. Le titre en anglais apparaît « Street Hawk ». Comme dans les clips de rap, il lève sa bécane. On voit les deux héros de la série. Jessie Mach, interprété par  Un flic qui s’avère être un pilote de ouf. Et y a ce type, Normann qui lui confie son projet. Une bécane qui monte à plus de 400 km/heure : Le tonnerre mécanique. On voit aussi le chef de la police, le commissaire Altobelli, et son assistante. Les présentations sont faites.

Hawk-rider2La voix off, à la fin du générique présente la série – Jessie Mach un motard de la police, il a été blessé au cours d’une opération, recruté par les services secrets de son pays pour conduire le tonnerre mécanique engin d’une conception révolutionnaire capable de dépasser les 500 km heure, un seul homme Normann Tutle est au courant de la fonction de Jessie Mach, seul capable de dompter le tonnerre mécanique ! –

En gros, Tonnerre mécanique n’a pas duré longtemps y  a eu treize épisode. Et faut dire qu’à part la bécane y avait rien de grondant… Au début Norman Tutle vient chercher Jessie (pour les intimes). Le truc, c’est que le flic avait été blessé et qu’il ne voulait pas finir dans un placard. Après s’être fait jeter, il s’est décidé à écouter le « lunette man », Norman (excuses moi Norman). J’avoue que j’étais devant l’écran à crier – Mais pourquoi tu ne prends pas la bécane !? –

Jessie a donc signé un contrat pour travailler pour les services fédéraux. Et du coup, il s’est mis à la rééducation, pour enfourcher le tonnerre mécanique. La recette de cette série reposait sur trois éléments, la bécane dont on attendait les sorties derrière cette pancarte publicitaire. Jessie, qui avait la classe et le cran. Et Normann, l’intello, un peu geek sur les bords.  J’ai suivi tous les épisodes. On aura tout vu. Du type qui voulait se venger de la mort de son frère, et tuer le Tonnerre mécanique. La danseuse qui devait témoigner au procès de son ancien mec, un gars du milieu ou encore Conan, le tueur a gages qui cherchait son magot et qui finissait enseveli sous les décombres d’un chantier. Je kiffai quand sa bécane s’envolait, tirait des rayons lasers. Après y avait quand même des similitudes avec K2000, quand la moto décollait à trente mètre du sol, comme dans le second épisode pour éviter la voiture qui arrivait de face.

Le grand moment c’était bien entendu – la grande vitesse – Norman devant l’écran de son ordinateur central, sortait la phrase «  Je programme la grande vitesse ». Et le compte à rebours. 5…4…3…2…1. Une espèce d’énorme flamme jaillissait du pot d’échappement et propulsait la moto. On était aspiré par la vitesse. La ville défilait, on avait deux plans à la place du pilote, et vue de sa bécane. C’était mortel de monter à 500 km heures assis dans ton canapé ! Sur son casque la vitesse était indiquée.

Après la série, je prenais mon Raleigh, et je m’imaginais à cinq cent à l’heure dans les rues de Saint Ouen. La vérité, c’est que j’étais loin d’être le tonnerre mécanique. Mais je m’y croyais, pour aller chercher le pain, je prenais ma bécane et j’imaginais que j’étais en mission pour rattraper les méchants. Sur le chemin du collège, j’imaginais encore une fois que j’avais sur mes lunettes les miles sur le carreau gauche, et sur la droite le zoom. Je me souviens qu’une fois, un de mes camarades de classe m’a grillé et s’est foutu de ma gueule en disant que je parlais tout seul, en me prenant que j’étais Michael Knight. Il n’avait vraiment rien compris, j’étais Jessie Mach !

Comme dans toutes les séries, il y a eu quelques invités remarquables, alors inconnus à l’époque. « Doc » du retour vers le futur. Et bien sur Georges Clooney qui jouait le rôle de Kevin, un pote de Jesse qui meurt. Après la disparition de la série, j’ai délaissé mon Raleigh…. Et bien sur la grande vitesse !

Rachid Santaki

Un commentaire pour Le tonnerre mécanique

  1. steph dit :

    Je me souviens quand sur mon bmx je prenais des descentes pas plus vite qu’a fond et que le générique tournait en boucle dans ma tête.

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