15 ANS DE HAINE « Jusqu’ici tout va bien »

22 juillet 2012

Que ce soit à propos des cités des 4000 à la Courneuve ou de celles des Luth à Gennevilliers, les politiques et les médias nous montrent bien que la banlieue n’est décidément pas un sujet ordinaire. Épouvantail des services marketing des marques branchées ou de luxe, l’autre côté du périph’ a pourtant permis à certains de se faire un nom. Le film La Haine en est le parfait exemple. À l’occasion de son quinzième anniversaire, un dossier qui risque de faire grincer des dents.

La Haine est inspiré de l’histoire de Makomé M’Bowolé, tué d’une balle dans la tête le 6 avril 1993 par le policier Pascal Compain, lors d’une garde à vue dans le 18e arrondissement de Paris. Des émeutes ont éclaté entre les jeunes et les forces de l’ordre au cœur de la capitale. Au moment des faits, l’hebdomadaire L’Express publiait un papier, « Scènes de haine ordinaire à Paris ». Lors du procès, l’accusé a affirmé ne pas s’expliquer pourquoi il avait tué un jeune homme de 17 ans ; selon lui, c’était un accident. Finalement, la haine, c’est pour de vrai.

La Haine sortait en salle deux ans après cet évènement et traitait de deux sujets sensibles : les bavures policières et la banlieue. Le succès a été au rendez-vous, certains de mes proches sont allés le voir à deux reprises la semaine de sa sortie. C’est dire l’impact de La Haine sur les jeunes habitants des banlieues. Quand on habite à Saint-Denis ou aux Minguettes, la banlieue sur grand écran, avec trois personnages forts et la mise à l’image de l’ennui, forcément, ça nous parle. Saïd Taghmaoui et Vincent Cassel ont été propulsés au rang de stars et ont depuis construit des carrières internationales. Les journalistes, qui vivaient loin des tours de béton (et tous les problèmes qui vont avec), ont crié au génie, interprétant ce film comme un documentaire, comme le long métrage de la banlieue. La France a eu « la haine » pendant plusieurs semaines, et le film a fait un score au box-office de plus deux millions d’entrées. « La banlieue » de Kassovitz est devenue branchée jusque dans les soirées du festival de Cannes, où les invités scandaient des « Ouaih » en réponse à « Vous avez la haine ? ». Mais le succès de La Haine a mis l’équipe de production du film mal à l’aise. Les auteurs des Guignols de L’info avaient réalisé une chambrette : «  Eh Mathieu, tu t’es fait des thunes avec nous. File-moi 100 balles. » Comme le film traite d’une vraie bavure policière, la gêne vis-à-vis de la victime et de sa famille est compréhensible. Dans les médias qui abordaient le sujet, Christophe Rossignon, le producteur du long métrage, déclarait : « On a pas voulu ça ». Le film a aussi eu ses polémiques. Selon une rumeur, Alain Juppé aurait organisé une projection spéciale du film et les officiers présents auraient tourné le dos à l’écran pour ne pas voir le portrait fait des policiers. Autre controverse, Jean-Louis Debré, ministre de l’Intérieur en 1995, a déposé plainte contre deux chansons extraites de la B.O. du film, produite par Delabel, Brigitte Femme de Flic et Sacrifice de Poulet,interprétéepar Ministère Amer.

Vendredi 30 avril 2010. Installé dans l’appartement du 18e arrondissement de Rockin Squat, on termine la partie de son portrait concernant son live à l’Olympia. Matthieu Cassel, je l’avais rencontré une première fois pour le spécial Wrung. On avait parlé de La Haine. Le premier film hip-hop selon moi, culte pour son grain, ses acteurs, et la mort d’Abdel Ichaha. On a tous perdu un proche, alors on se souvient de l’annonce de la mort d’Abdel par la journaliste et le silence qui a suivi. D’où vient l’omniprésence dans le film de la culture hip-hop, du mix du deejay Cut Killer Assassin de la police aux breakeurs qui dansent ? En 1995, la culture hip-hop était déjà bien en place. Le réalisateur, Mathieu Kassovitz, était parisien. À l’époque il traînait avec nous, il était autour d’Assassin, il avait filmé notre Olympia de 1993. De toute façon, s’il a fait La Haine, c’est parce qu’Assassin l’avait motivé à se pencher sur ce genre de sujet : les bavures policières.

On était déjà impliqués sur les crimes policiers, comme tu peux le remarquer avec L’État assassine, seul titre de la B.O. qui n’était pas inspiré du film. Il existait déjà, il était extrait de notre album L’Homicide Volontaire. Si Matthieu voulait ce morceau, c’est que dans le fond, c’était déjà le sujet de son film. Matthieu était à fond dans la culture hip-hop à l’époque, c’est normal qu’elle y soit présente. Le réalisateur primé à Cannes était donc autour d’Assassin. Pas difficile d’établir le lien entre Kassovitz et Vincent Cassel dans le rôle de Vinz… J’avais bossé en 1990 sur Fierrot le Pou, le premier court métrage de Kassovitz, tu m’entends à la fin. Mathieu, je l’ai vu arriver aux Halles. Vincent, c’est mon frère, et je l’ai branché avec Mathieu. Saïd Taghmaoui était avec moi depuis le début des années 90, il vendait mes tee-shirts pendant la tournée de 1993. T’as compris le délire ? Et le rôle que tient Hubert Coundé, c’est pas lui qui devait le tenir à la base mais Didier « Fly D » Castello, qui était un Requin Vicieux et le premier deejay d’Assassin. Mais ça ne s’est pas fait. Après, faut demander à l’équipe de réalisation et de casting pourquoi il ne l’ont pas pris.  Son avis sur La Haine : Pour moi, c’est le meilleur film de Matthieu parce que ce n’est pas que le film de Matthieu, c’est l’alchimie de tous ces gens. Je pense que Vincent, par son implication, son talent, sa collaboration et son amitié y a beaucoup contribué. Saïd, par son vrai vécu de banlieue et son implication, a beaucoup inspiré le scénario et les dialogues, a apporté une réalité palpable. C’est ce qui fait de ce film un classique. Et tu sais pourquoi ils l’ont tourné à Chanteloup-les-Vignes ? Je pense qu’ils ont visité pas mal de cités à l’époque. Je n’ai pas été assez proche du tournage pour savoir pourquoi ça a été tourné là-bas.  Un scoop, un vrai, concernant le malaise autour du film sur la banlieue et les bavures policières : Rockin Squat s’est embrouillé avec Kassovitz. La raison : Je me suis embrouillé avec Matthieu parce que je trouvais ça immoral de sortir un film sur les bavures policières et de ne pas donner d’argent en retour aux associations qui pouvaient défendre ces affaires-là, parce que quand tu perds quelqu’un victime d’une bavure policière, y a un jugement derrière, les familles sont plus dans le drame qu’autre chose. Une des conditions à notre participation à la B.O. était qu’une partie des thunes aille à des gens qui sont sur le terrain, et on a obtenu de Delabel, qui éditait la B.O., avec l’accord de Matthieu, qu’une partie des bénéfices soit reversée à la campagne « Justice en banlieue » dans laquelle on étaient impliqués. La Haine, un classique du cinéma français ?  C’est la première fois que chaque môme de banlieue s’est reconnu dans un film de qualité, et pour une fois sans passer pour une tête de con ou un sauvage. Ça a pesé.  Saïd Taghmaoui témoignait à l’antenne de France24 : « Dans La Haine, on a mis notre passion pour la culture hip-hop, la rue, toute cette culture urbaine. C’est un film de jeunes fait par des jeunes. »

L’intelligence de Kassovitz est d’avoir su réunir l’énergie et l’originalité de la culture hip-hop dans un film qui restera un classique et sûrement son seul succès.

Rachid Santaki


LE (VRAI) CHAMPION…

9 mai 2010

AVERTISSEMENT : l’auteur de cet article te conseille un carton de mouchoirs kleenex ou si t’es en hass, de l’essuie tout marque Dia.

1983. L’année où Yannick Noah remporte le tournoi de Rolland Garros, en battant Mats Wilander en finale. Il pleure de joie dans les bras de son père. L’année où Herbert Léonard, et Julie Pietri forment le duo qui interprète « Amoureux Fous » que ma mère écoute en boucle, en imaginant que mon père a la classe d’Herbert Léonard. Cette même année, Coluche joue le rôle dramatique de Lambert, le pompiste de « Tchao Pantin ». Cette année c’est aussi celle où j’ai beaucoup pleuré à cause de ce bouffon de Ricky La Belle vie, qui finalement s’avère plus caillera que le plus K-sos d’entre nous.

Le succès du premier Rocky sorti en 1976, a influencé d’autres producteurs a tenté de faire du beurre sur le noble art. A priori, Le Champion, avec Jon Voight, et Ricky Schroder qui semble être un film de série B, est une puissante claque par sa justesse, et la prestation de ce gamin, T.J allias Rick Schroder. Pour la petite anecdote, Jon Voight est le daron d’Angelina Jolie. Il a fait la une des magazines peoples, avec la récente réconciliation avec sa fille. Vous l’avez vu dans Heat, Mission Impossible ou dans Transformers.

Nous sommes réunis en famille devant la télévision quand le film commence. Le Champion est l’histoire d’un mec de 37 ans, Billy Fly. Un ancien champion du monde de boxe, qui vit de jeux et de son passé de boxeur. L’ancien pugiliste élève son fils de 8 ans, un petit blondinet tout mignon. Si les blonds étaient à la mode à cette époque, ils peuvent remercier Rick Schroder, le gamin qui jouait Ricky La Belle Vie. On découvre l’amour entre ce père et son fils. Dans les yeux de mon daron, je vois de l’émotion parce qu’il kiffe les chevaux et la boxe. Je kiffe pas les chevaux car au bled mon père nous fait ramasser les excréments, et je n’aime pas la boxe car mon daron balance des crochets sur le visage de ma mère. T.J, a un cheval, c’est son père qui lui a offert. Et elle court dans un prix. Juste avant la course, le gamin croise une belle femme avec laquelle il parie dix dollars que son cheval va remporter la course. La jument qui s’appelle duchesse, se place en tête de la course hippique. Mais dans la dernière ligne droite, c’est le drame, elle chute ! Mon père tape du poing sur la table, et crie « putain de mirde ! » Et ma mère, « ô mon Dieu » en touchant sa petite vierge marie qu’elle a autour du cou. Je pense à T.J et avec mes frères ont crie « pleures pas T.J ! ». Le gamin n’a pas entendu à travers la télé nos cris, il chiale déjà et fonce rejoindre son cheval écroulé sur le champ de course. Toute la famille Santaki est au bord des larmes. De retour aux écuries, le cheval s’en sort, le vétérinaire donne le diagnostic. Ce n’est qu’une blessure superficielle. Nous sommes tous soulagés. La femme qui a parié avec le gamin, arrive dans l’écurie pour prendre des nouvelles. Elle voit le père du petit, qui n’est autre que son ex-mari. Elle réalise que le môme est son fils, qu’elle a confié à son ex. Son père lui met un coup de pression pour partir « Ça fait sept ans que tu es morte, colles toi ça dans la tête » et ne pas apprendre son existence. La juge a donné la garde au père, et que la mère a refait sa vie. Mon père s’énerve, et balance : « Connasse t’as abandonné ton fils ! » Personne ne tente de calmer mon père, par peur de se manger un coup. La mère du petit, demande en rigolant de rembourser les dix dollars puisque Duchesse a perdu, et invite T.J à passer une journée avec elle.

T.J débarque sur un énorme bateau, il porte un petit costard bleue. La vérité c’est qu’une dareune comme ça, je l’aurai pas lâché. Champion ou pas champion. La journée se termine, et le gamin rejoint son père avec un tas de cadeau. Alors que tout semble beau dans le meilleur des mondes, le champion fait le con. Il joue aux jeux depuis toujours, et doit 2000 dollars. Le champion qui agit comme un schlague, signe une reconnaissante de dette, et met en gage le cheval de son fils. Il récupère l’argent auprès de son ex-femme, mais trop tard, le prêteur vient récupérer Duchesse. Fou de rage, Billy cogne le type et son acolyte. Les gens tente de le calmer il tape tout le monde, et casse la mâchoire à un flic. Il est expédié derrière les barreaux. Un avocat, payé par son ex-femme vient l’assister. Et y a cette scène de ouf. Le gamin rejoint son père en cellule qui décide de le confier à son ex femme. T.J avec  sa petite voix innocente supplie son père, il dit qu’il mangera moins, sil te plait champion comme toi je ferai comme toi.  Le père agacé et vénère lui balance une baffe. Le gamin a les larmes aux yeux et continue à supplier son père. Cette scène m’a marqué car elle me fait penser à mon frère Hicham, qui a été élevé par ma grand mère, et arraché par ma mère à l’âge de cinq ans. Il ne voulait pas entendre parler d’elle. Pour lui, elle n’était pas sa mère. Je vois mon frère, pleurer. Et je suis contaminé par ses larmes. Le soir même dans la chambre il me parle de T.J et me dit qu’il a mal loin de sa maman d’adoption. Véridique.

Alors que le film dure deux heures, c’est à la fin qu’on voit un peu de boxe. Le champion a décidé de remonter sur le ring. Certaines scènes ressemblent à celle avec mon daron, il court pendant que le gamin fait du vélo. Ils se mettent à danser.

Le jour du combat arrive, et le père est dans les vestiaires. Son entraîneur lui fait les bandes, son gamin est là. Les deux adversaires se croisent du regard. Le gamin fixe l’adversaire de son père. Le match débute, dans la foule les amis du champion sont là et également son ex-femme. Billy envoi la même combinaison gauche-droite-gauche qui rentre en pleine tronche de son adversaire. Il mène le match et se permet d’envoyer au tapis le jeune prétendant. Le gamin dans le coin de son père, lui essuie les épaules entre les rounds. Le père du petit se retrouve en difficulté, et pleure en voyant son père manger des coups. On pleure tous aussi sauf mon père qui se lève et balance les consignes à Billy ; monte la garde, fais pas le cave ! Le combat se termine, quand Billy met K.O le type. Mais il est salement amoché, et rejoint les vestiaires en délirant. Il fait un malaise, et son staff l’allonge. Il réclame son fils qui pleure toutes les larmes de son corps, il demande à son gamin pourquoi il pleure. Et mon père se tourne vers nous et nous dit, et vous pourquoi vous pleurez là ?! Il a gagné ! –  Le docteur vient dans les vestiaires, et donne le verdict. Le champion est mort. T.J est effondré et crie contre le corps inerte de son père  – Non… Non… Champion, il est malade. CHAM-PION RE-VEI-LLE TOI… Le champion réveille toi… Le Champion réveille toi… Pas maintenant, il faut rentrer à la maison ! – La scène dure plusieurs minutes, et je n’ai qu’une envie ne plus voir ce gamin pleurer. La vérité c’est que le père du petit est mort, et qu’il ne rentrera plus à la maison. Dans notre trois pièces, c’est un silence de mort. Ma mère a les yeux rouges. Mon père sert des dents. La mère du p’ti rentre dans les vestiaires avec un sourire, qu’elle perd quand elle entend «  Il est pas mort, champion » Puis le gamin s’avance et se colle à sa mère qui ne verse pas une larme. Mon père s’emporte et crie – T’es contente connasse tu vas garder le gosse !! –

Le générique défile, et mon père nous envoie au lit. Dans le fond, on se rend compte que l’apparence ne veut rien dire. Sous sa chevelure dorée, ses yeux bleus, et sa petite voix, T.J montre qu’on peut être un vrai bonhomme, et avoir plus de problèmes que le plus K-sos d’entre nous, sans le démontrer. Ce film, montre aussi à travers l’histoire de ce gamin, élevé sans sa mère, et qui perd son père que  » L’amour n’existe pas, mais qu’il existe des preuves d’amour ».

Rachid Santaki


Iron Man, un verre ça va, deux verres bonjour les dégats…

20 mars 2010

1985. Les années de Michael Jackson, de Kool And The Gang, et surtout les premières années collèges. A Jean Jaurès, le collège de ma ville, je suis avec mes camarades de classe, si t’es de Saint Ouen, et de ma génération tu les connais, et me connais surement. Le collège c’est une période difficile parce que je me cherche, parce que je suis un adolescent qui change, et qui n’est pas sur de lui, parce que c’est la transition entre l’enfant et l’adulte qui sommeillent en moi. Cette année là, je découvre un super héros, Iron Man, et derrière la machine il y a un mec torturé malgré qu’il soit pété de tunes : Tony stark (Comme quoi l’argent ne fait pas le bonheur…).

« TATA CAILLERA »

Tous les samedis après midi, la sœur de ma mère me garde: Suya je l’aime beaucoup. Elle habite dans un petit studio du 16eme arrondissement, et viens me chercher à Saint Ouen pour passer l’après midi avec elle. Son délire est d’aller du coté de Barbès chercher du tissu, elle travaille dans la couture, et me laisse dessiner. Souvent elle m’encourage car j’ai un coup de crayon, et me rassure. Suya, c’est elle qui m’a permis d’avoir « le goût »(rien à voir avec Quick, merci) malgré son fort caractère, et son impulsivité.  Je n’ai jamais compris son train de vie, car elle me traine dans les transports, et à d’autres périodes elle a sa voiture, une Renault 5. La classe ! Quand c’est le week end, j’attends avec impatience son arrivée, installé dans le canapé en cuir de notre salon. J’observe mon père qui lit son journal de course Spéciale Dernière. Il cherche le bourrin qui fera de lui un milliardaire. Il fronce les sourcils, et entoure avec son stylo Bic les numéros qu’il va jouer le lendemain. Je m’ennuie à regarder mon père faire ses pronostics bidons, mais l’ennui est rompu quand ma tante tape très fort à la porte. Elle me fait flipper à chaque fois, car quand elle tape à la porte, on dirait qu’elle va tout casser. Je cours lui ouvrir, elle m’embrasse et dit bonjour  froidement à mon père, qu’elle appelle « Momo ». Mon vieux ne peut s’empêcher de lui dire de frapper doucement à la porte, elle ne peut s’empêcher de lui répondre en zozotant, « Ca va ! Elle n’est pas cassé ta porte ! ». Entre eux, c’est loin d’être la grande entente. Elle sait que mon père tape ma mère, et elle a la rage contre lui. Et lui a la rage contre elle, car Suya est une grande gueule, c’est la première meuf bonhomme que je connais, à part ma voisine Lætitia Fournier. Quand on quitte le bâtiment de la résidence Bachelet, elle m’emmène toujours chez le marchand de journaux du coin de la rue. Tata Suya me laisse prendre ma revue Strange, et lâche la pièce de 5 francs au vieux buraliste.

NAISSANCE D’IRON MAN

On marche jusqu’au métro Garibaldi, et je tiens fort ma bande dessinée. Je n’ai qu’une hâte commencer à lire les aventures de mon héros préféré. Dans les comics édités par la société Lug, je retrouve les aventures de mes supers héros, et celui qui me fait rêver, c’est Iron Man, l’homme de fer. On s’installe dans le wagon, et je commence à lire la série. Iron Man est une armure construite par Tony Stark, un milliardaire, qui s’est fait capturé et blessé pendant la guerre du Viêt-Nam par un chef de guerre. Alors séquestré, il a construit avec un autre chercheur une armure, qu’il a endossée pour devenir The Invincible Man, la première version du super héros. Son armure initiale est grise, et elle évoluera au fil des épisodes pour devenir jaune, puis bicolore. C’est dans le Strange Spécial Origines que j’ai découvert l’histoire de Stark. A l’époque où je lis Iron Man, la série est réalisée par trois employés de la Marvel Company, et le trio donne lieu entre 1980 et 1985 à l’âge d’or du héros de métal rouge et jaune. Quand nous sommes dans le wagon du métro, ma tante me prends la tête avec les hommes. Elle me dit, encore un truc de mec, et me pose des questions sur mes héros. Je lui parle de Stark, et Suya s’emballe et me dit que de toute façon Stark a une gueule de con, et qu’il doit mal se comporter avec les femmes. Je ne comprends pas pourquoi elle juge Tony, qui est loin d’être celui qu’elle croit. Mais quand elle parle, je ne réponds pas, à tous les coups je n’aurai plus sa visite. Alors je la regarde et je l’écoute zozoter. Sacré tata !

LA PUISSANCE…

Iron Man a une force surhumaine, il vole et peut atteindre Mach 3 grâce à ses répulseurs énergique, il équipé de missiles, supports de protection et de soin. Mais ce qui me fait kiffer chez Iron Man, c’est l’homme en dessous de l’armure, Tony Stark. Il est blindé, et le brun à moustache a tout : voitures, avion privée et j’en passe. Il peut aller au Maroc en avion, pendant que nous on y va en Renault 18. Mais le truc qui me fait comprendre plein de choses, c’est Tony Stark et son problème avec la bouteille. L’industriel est tombé dans l’alcoolisme. Il boit avec excès, comme mon père. Stark est un vrai schlague face à la tise. Dans le fond, quand je regarde les déboires de Tony Stark, je pense à mon père.  A la différence de mon héros, quand mon père boit il ne s’auto-détruit pas, il détruit la famille et s’emporte sur ma daronne. A travers Stark, je vois mon père et ses plaies. Gamin de douze ans, je me demande pourquoi papa boit ? Un jour, je pose la question à ma tante qui m’expliquera que son père avait le même problème, et que tous les mecs sont des cons. Alors je me dis que j’aurai le même. Mais la vie fera que je ne tutoierai pas la tise parce que je n’ai pas envie de devenir ivrogne comme Stark, et violent comme mon père.

Tout comme Spiderman et Peter Parker, Superman et Clark Kent : Iron Man, et Tony Stark ne font qu’un. Et l’autre problème du milliardaire, ce sont les femmes, le grand problème des hommes. A chaque épisode il se fera avoir comme un débutant. Pourtant Stark n’a rien d’un nouveau né mais rien à faire, il tombe sur des femmes vénales, ou à l’ouest. L’une des plus sincères est sa secrétaire : Virginia « Pepper » Potts (A ne pas confondre avec la vieille Peper Pot !). Je me souviens d’un épisode où Iron Man emmène la veuve noire, une espionne russe qui va l’assommer, et le piéger afin de dérober une puissante arme.  Mais  une fois de plus Iron Man s’en sortira en rendant l’arme inutilisable. Plus tard, elle le rejoindra au sein des Vengeurs, un collectif de super héros. Stark et les femmes c’était aussi un aspect humain, et fort. Le petit coté lover qui était en moi se réveillait. Iron Man né en 1963, a été inventé par Stan Lee, l’un des barbus le plus célèbre de mon époque avec Carlos. Le papa d’Iron Man lui donnera fin courant des années 90, après 332 aventures. C’est au 284eme épisode après avoir fait de lui un type perdu que Stark meurt.

Iron Man, c’était avant tout un mec en dessous d’une armure. Une série qui a duré de longues années, et que certains ont pu retrouver sur grand écran avec une belle prestation de Robert Downey Junior. Un type qui a  aussi eu des problèmes avec l’alcool. C’est peut être ce qui a fait de lui, un vrai Tony Stark ? Le film a cartonné lors de sa sortie dans les salle en 2008, et les fans ont apprécié car c’était l’adaptation la plus proche des comics Marvel. En même temps, qu’est ce qu’ils ont été nous le mettre en Afghanistan, alors qu’il était au Viêt-Nam. Les fans attendent impatiemment de retrouver Tony Stark face à ses démons, et la bouteille. Quoi qu’il en soit, Iron Man, m’a permis de comprendre que si mon père buvait c’était pour se consoler de ses blessures. Même si avec mon daron, on a jamais réparé ce qui était cassé. Merci Tony Stark…

Rachid Santaki

Bande son :
Kool & The Gang – Cherish
René & Angela – I’ll Be Good
Shalamar – Full Of Fire
Whitney Houston-How Will I Know
Break Machine-Street Dance


Rocky, et le tigre est en toi !

27 janvier 2010

Bien que le premier volet de Rocky soit le plus rentable de toute la saga, bien que les spécialistes te diront que Rocky I est le meilleur, bien que le tournage n’ait duré qu’un mois et demi, et bien la vérité, c’est que le meilleur des Rocky III « L’oeil du tigre », et tu vas vite comprendre pourquoi.

La première fois que je vois Rocky, c’est en 1982, j’ai neuf ans. Mon père qui vient de rentrer à la maison après son taffe de manutentionnaire, et m’emmene à L’Alhambra, une salle de cinéma qui se trouve à deux pas de chez moi.  L’hotesse nous place alors que le film a déjà commencé, les gens crient « Non, Rocky te laisse pas faire ! ». Mon daron en m’amenant au cinéma, avait une idée derrière la tête : Faire de son fils, un Rocky. La réalité c’est que je ne suis jamais devenu Rocky car je n’avais rien d’italien, et rien d’un étalon. Même si j’ai fait ses footings, tester les jaunes d’œufs cru (véridique), eu les gants aux couleurs des États Unis, et même écouter ses musiques de rockeur. La vérité, c’est que Rocky y en a qu’un ! Et nous sommes des millions à avoir voulu être comme lui : un champion.

La première fois que j’ai (re)vu Rocky, c’est à la fin des années 80. Adolescent, j’étais tellement fan, que j’allais acheter des magazines avec des photos et des explications de ses films dans une boutique spécialisée sur Paris. J’ai plus passé mon temps à acheter les revues d’éditeurs que de réellement apprécier le film. La raison est simple : A la maison, on n’avait pas de magnétoscope. Avoir un lecteur VHS pour nous, c’était comme avoir la Porsche Panamera pour un smicard (oui, j’abuse c’est vrai). J’sais pas si tu vois le délire, copain et copine lecteur ?

C’est donc en 1989, que le magnétoscope a fait son apparition à la maison, (et pire le téléphone fixe est apparu en 1993 !). J’ai tout de suite récupéré les quatre volumes des Rocky chez mes voisins, les Boussouira. Les 1, 2, 3 et 4 sont passés en lecture normale, et ralentie. J’ai (re)visionné les entraînements de Rocky, et ses combats. J’ai kiffé, le téléviseur affichait « lâche le magnétoscope ».

Rocky, c’est un mec gentil. Un gars en qui personne ne croyait. Si le boxeur de Philadelphie a eu un tel succès, c’est tout simplement parce que dans le fond, on est tous comme lui. On veut tous s’investir, croire en nous, et donner le meilleur. Rocky…Quelle belle leçon de vie. Si t’enlèves ses entrainnements dans la chambre froide, son survetement moulant, ses kilos en trop. Tu te rend compte que Balboa, va tout donner. Parce que cette opportunité c’est sa chance, et qu’il a le coeur. La suite du premier Rocky, c’est qu’il perd. Mais dans le fond, il a gagné. Voilà pourquoi les gens ont kiffé le premier Rocky. Et malgré la défaite et le  visage gonflé, l’étalon italien est retourné sur le ring pour la seconde fois. Au final il va gagner contre le champion, Appolo Creed. Un styliste et une grande gueule. Une pale copie de « Mohamed Ali ». Appolo, il avait quand même la classe, il faut le dire, mais dans la vraie vie c’était un footballeur américain, la saga de Balboa sera son seul succès. Si je n’ai pas kiffé les deux premiers Rocky, y a un truc que j’aimais bien, c’était Adrianne. En primaire, j’étais amoureux de Virginie Lattenzio, et elle avait la même dégaine, je te jure c’est vrai copain et copine lecteurs.

Les deux premiers Rocky, c’était pour ceux qui voulaient une leçon de courage, pas de frime, pas de tunes, pas de superficiel. Car après ça, Rocky il s’est embourgeoisé : il a pris des grosses tunes ! Dans les premières séquences du troisième volet, voir Rocky rouler en bécane, galocher Adrianne dans l’herbe, ou encore faire la une de toutes les revues,  ça m’a fait kiffé. On dit que « l’argent ne fait pas le bonheur » mais je peux te dire que Rocky, ça l’a rendu beau l’argent, parce que t’as surement vu la différence, d’une il portait plus de survet converse, et de deux il a séché un truc de ouf !

Dans ce troisième Rocky, y a un mec, un certain Clubber Lang. Il est joué par Mister T. Ce mec pour toute ma génération c’est Barracuda de l’agence tout risques, le mec à la crête, et personne n’a été lui dire que c’était pas bien la crête, parce qu’il casse des bouches. Il est intervenu dans Arnold et Willy, avait même sa propre série, ses figurines. Mais c’est surtout l’ancien garde du corps de Mohamed Ali. Je peux te dire que voir Clubber Lang regarder de travers Rocky, ça m’a tout de suite fait flipper, pour le gentil Rocky. Clubber avait une sa rage, le mec courrait et rugissait. Il fait même des tractions avec des muscles dans le dos que je n’ai jamais vu !

Deux opposés que tout va réunir sur le titre : Rocky qui se la joue Rickie la belle vie.  Clubber lang qui s’entraine dans la cave, et qui ne joue pas ! Puis y a eu cette cérémonie : Rocky qui se voit décerner par la ville de Philadelphie, une statut. Jusqu’ici tout va bien comme dirait Hubert (de la haine). Mais le plus dur, c’est pas la chute mais l’aterissage. Alors que Rocky prend le micro, et veut annoncer qu’il va raccrocher les gants. Cette caillera de Clubber lang,  fout tout en l’air. Ce qui m’a blessé, c ‘est qu’il a dit à la petite Adrianne « Si tu veux un vrai mec viens me retrouver ce soir dans ma chambre d’hotel ! ». Mais comment ? T’imagine la petite Adrianne avec cet animal de Clubber lang ?

Bref, puis c’est la grosse embrouille. Rocky le prend au défi. Mickey  ne veut pas. On comprend très vite, que ça va chauffer pour Rocky, et qu’il a affaire un mec chaud.

Tout le monde se quitte, le défi est lancé. alors que toute la famille Balboa est rentré, Mickey hebergé dans la grande villa de Rocky, fait le chelou et prépare sa valise. Il range ses slips kangourou, et avoue à son poulain que ses derniers combats, c’était des matchs, truqués comme la coupe du monde 98 (c’est Booba qui dit ça, pas moi). Après deux trois chambrettes sur les slips de Mickey, l’étalon italien convainc le vieux monsieur de relever le challenge : battre ce boxeur plein de haine. Au fond de lui, l’entraineur sait que son gars est un brave type, qui n’a pas de chance de gagner, il lui dit que c’est un tueur, et que rocky, ben l’argent a part le rendre beau, ça l’a rendu mou.

Alors là, c’est l’entraînement. D’un coté t’as Clubber lang qui perce des sacs, et rugit à cause de son excès de Frosties. Et l’autre coté Balboa qui s’entraîne devant les gens, et fait du merchandising. Le pire c’est la dégaine de Rocky, son bandana et son short Jaune. Il chante, danse mais tout va vite revenir à la (street) réalité.

Le jour J. Rocky fait le beau. Clubber lang a apparemment avalé plusieurs palettes de Frosties. Dans les couloirs, quelques secondes avant le match ça part en vrille, et les deux boxeurs se provoquent et se bousculent. Mickey qui se trouve au milieu de tout ça, chute et fait un malaise cardiaque. Il est accompagné dans les vestiaires et reste allongé. Rocky pense à annuler le match mais le vieux monsieur lui tape un coup de pression. Rocky va affronter son challenger, mais il a oublié une chose dans les vestiaires, ses testicules. Les deux adversaires se retrouvent face à face sur le ring. Et Rocky baisse la tête, direct ! Clubber Lang, lui est plus chaud que jamais. Et advient ce qui devait arriver. Rocky est mis KO, Lang est champion !

Et là c’est le double drame ! Mickey meurt dans les vestiaires, et rocky pleure devant nous ! Et y a cette musique triste. Enterrement de Mickey. Il a perdu une partie de lui, Rocky traine dans les rues de Philadelphie. Le truc c’est qu’il est en colère après son entraîneur. Il se rend compte que finalement sa vie était un château de cartes.  Clubber Lang l’a juste ramené à la réalité. Puis rebondissement, alors que Rocky a rodé dans la ville toute la journée, qu’il a jeté son casque contre sa propre statut, il entre dans la salle, on entend la voix de…de… pas de Mickey ! d’Appolo !!!! Appolo Creed, son ancien adversaire, qui vient lui redonner espoir. Truc de ouf ! Appolo veut gratter des tunes à Rocky ou quoi, je me suis dit. Mais non ! Appolo c’est un mec bien,  la preuve c’est qu’il emmène Rocky et sa petite famille à Los angeles. Et il n’a qu’un but que Rocky retrouve l’œil du tigre…

Le boxeur ne croit plus en lui. Il tente mais n’est pas là. Et ça Apollo le voit mais tente de ne pas en tenir compte. Puis c’est le comble, Rocky n’a plus rien. Apollo motivé, s’emporte et décide d’arrêter. Heureusement Virginie Lattenzio… Non, Adrianne vient voir rocky sur la plage et c’est le grand moment. Rocky avoue qu’il a peur ! Qu’il a peur de tout perdre! Rocky qui se souvient qu’il a oublié ses testicules dans les vestiaires, décide d’aller les chercher. Puis c’est parti ! Musique avec les trompettes. Rocky se remet dans le truc. J’ai tellement kiffé leurs footings sur la plage que j’ai eu l’impression d’avoir été aussi à L.A. Après plusieurs jours, l’intensité monte, Rocky a fondu, et nos deux potos se tapent des lignes droites sur la plage. La scène finale, il se saute dans les bras l’un de l’autre ! Mais une chose ! Les mecs c’est quoi ces Tee Shirt coupés au ventre ?

Tu connais la fin. Rocky revient avec un corps de ouf. Non, pas parce qu’il s’est entrainé à L.A mais parce qu’il a pris des produits. Je te jure ils l’ont attrapé quelques années plus tard. Rocky c’est un drogué, enfin il consomme des produits chelou pour nous faire rêver. Et il cogne Clubber Lang. Voilà, Rocky est de nouveau champion. Après ce volume, je n’ai pas kiffé les autres épisodes avec le russe, son poulain, ou encore qu’il revienne sur le ring à 60 balais.

Rocky m’a fait rêver, et je peux te dire qu’on en a tapé des délires. Demandes à Kamel Amrane, à six heures du mat au parc de la Courneuve, à se refaire un remake d’Appolo et Rocky sur la plage de L.A. Sauf que nous on portait pas de Tee shirt bizarre…Enfin je crois !

Après Rocky il est remonté trois fois sur le ring, mais on en parlera une autre fois…



Qu’est ce qui pourrait sauver l’amour ?

18 décembre 2009

« Dix piges dans tes bras, je rêve dans tes draps, je vis dans tes drames » Booba, Maman dort.

1985. Au cinéma, John Rambo sort ses gros muscles et ses armes pour sauver les portés disparus au Vietnam. Marty Mc Fly cherche à retourner dans le futur et sauver le Doc. Sur les ondes, Daniel Balavoine nous chante que l’amour est en danger et qu’il faut le sauver, son disque se vendra à plus d’un million d’exemplaires et me donnera envie de chialer.

Mars, 1985. Saint Ouen. Je suis revenu de la classe de neige à Saint Véran depuis quelques semaines et mes frères m’ont manqué. La vérité, c’est qu’avec ce séjour j’ai fui les problèmes à la maison qui commencent à peser dans ma vie d’enfant d’onze ans. Mon père a quelques problèmes avec la bouteille et j’ai aussi les miens : d’énormes lunettes et de gros cheveux (cher copain et copine lecteur tu trouveras ci-joint une photo dossier).Dans ma classe, et d’après mes camarades, les plus belles meufs sont une brune aux yeux bleus, et une châtain clair : Carole Lafond et Katell Lepollotec mais je suis fou amoureux de Virginie Lattenzio, une petite meuf toute maigre avec une coupe garçon, et des lunettes. Copine et copain lecteurs, je sais ce que tu penses mais les goûts et les couleurs ça ne se discutent pas ! Mes meilleurs potes sont mes voisins, Bruno Geniller, Samir et David Atlan. A l’école, c’est vraiment la belle vie.

A la maison, depuis mon retour de la classe de neige ma mère écoute une chanson d’un certain Daniel Balavoine. Il s’est fait connaître avec un titre « Le Chanteur » où il raconte les différentes étapes de sa vie d’artiste : ses envies, ses rêves. Il décrit un musicien qui connaît un immense succès mais qui veut mourir malheureux. Il a depuis enchaîné les succès avec « Mon Fils Ma Bataille » et « Je Ne Suis Pas Un Héros ». C’est l’une des stars des années 80 et surtout un type qui semble sincère, et accessible. Ma mère écoute sa musique après les scènes de ménage et les absences mon père. La vérité copine et copain lecteurs, c’est que la musique de Balavoine met du baume au cœur de ma mère, et rien que pour ça le gosse que je suis, kiffe !

Cinq ans plus tôt, le chanteur a marqué les esprits lors du journal télévisé sur Antenne 2. Alors que François Mitterrand est l’invité du journal de midi, et que le président commente l’actualité en répondant aux questions des présentateurs. Daniel Balavoine s’énerve et quitte son siège car il sait qu’il va avoir la parole que quelques secondes. Après avoir quitté sa place, il revient et s’exprime sur la jeunesse, les ouvriers et même les immigrés : « Ce que je voudrais savoir, ce qui m’aurait bien intéressé c’est à qui les travailleurs immigrés payent les loyers qu’ils payent, on a vu tout à l’heure des gens qui disaient : « on payent 700 francs par mois », moi je voudrais savoir qui encaisse de l’argent pour louer des poubelles pareilles c’est ça que je voudrais qu’on me dise, c’est pas savoir comment on peut faire pour changer, je voudrais savoir qui ose tout les mois demander 700 francs à des travailleurs immigrés pour vivre dans des poubelles et dans des taudis, ça c’est ça que je voudrais qu’on m’explique parce que moi je ne le sais pas » François Mitterrand intervient et encourage l’initiative et la personnalité du chanteur. Après ce plateau, la popularité du chanteur et sa musique vont prendre une ampleur grandissante. Des millions de personnes en France aiment le chanteur, ma mère fait partie de son public, du coup moi aussi.

En 1983, alors qu’il participe au Paris Dakar, Daniel Balavoine découvre l’Afrique : la misère, et les enfants qui meurent de faim. Il s’engage et fonde avec ses amis Michel Berger et France Gall l’association « Actions Ecoles » pour combattre la famine et l’éducation. A la maison, ma mère écoute de plus en plus ses chansons. Sauver l’amour est sa préférée, ses paroles me font réfléchir : qu’est ce qui pourrait sauver l’amour. Pas la juge en tout cas, qui prononcera le divorce quelques années plus tard.

En 1985, son album sort et c’est le single qui me marquera. Il chante l’Aziza, un mot qu’on entend au bled et qui signifie chérie, bien aimé. Dans le clip on voit une très belle femme, mate de peau. Alors que le single rentre timidement dans le top 50 de Marc Toesca, il occupera pendant huit semaines le top du classement. Daniel meurt en janvier 1986 dans un accident d’hélicoptère. J’apprend ça à la DASS, ma mère s’est sauvée de la maison, et nous avons été placé par la juge dans un foyer d’accueil à Denfert Rochereau. Personne n’a sauvé l’amour, et plus tard Oxmo Puccino fera un morceau : L’amour est mort, qu’il le sache ça m’a surpris…

P.S : Copine et copain lecteur, si après lecture de cet article tu déprimes et que tu tentes l’irréparable, l’auteur  ainsi que Rémi sans famille et son singe, Princesse Sarah et le grand père d’Heïdi déclinent toute responsabilité…  Merci de ta compréhension.

Rachid Santaki

Bande son :

Sauver l’amour – Daniel Balavoine
L’amour est mort – Oxmo Puccino
Maman Dort – Mokobé feat Booba
We Are The World – Usa For Africa


X-OR, le shérif de l’espace…

11 novembre 2009

Les séries Sankukaï et Spectroman ont connu un gros succès et leur diffusion a cessé. Récré A2 prend de plus en  plus d’ampleur et c’est Dorothée qui anime avec ses amis. Plus tard, elle trahira la chaîne pour briller sur TF1 avec le club Do’ mais ça copine et copain lecteurs c’est une autre histoire.

X OR EN MODE CHAUD1983. L’année de mes dix piges,  l’époque aussi où Madonna cartonne avec Holiday, David Bowie  met tout le monde d’accord avec Let’s Dance et que Michael va bouleverser la musique avec Thriller.  Sur le grand écran, Belmondo pète les scores avec « Le Marginal » et « Le Retour Du Jedi » attire les foules. Je vis à Saint Ouen (93), l’école Bachelet, la boulangerie et le marchand de journaux sont mes repères. Je lis les revues Strange avec les épisodes d’Iron Man, Spiderman et Dardevil dans la librairie. On n’a pas de loisir, si ce n’est que jouer de temps en temps dans la cours, et parfois le centre de loisir.  A la maison, on est gamin et on ne voit pas les tensions entre nos parents. Mercredi après midi : mon frère et moi sommes en train de nous taper pour le dernier morceau de sucre (Il veut m’empêcher de préparer mon goutter préféré le pain « beurre cacao sucre » (une version discount du Nutella). Chère copine et copain lecteur, toi aussi t’as surement connu ça…

En pleine baston de chiffons, alors que le dessin animé qui fout le cafard Watoo watoo s’achève, un générique nous interpelle, et le chanteur nous met dans l’ambiance direct !

…X-Or, le shérif, shérif de l’espace !
…X-Or, son domaine, c’est notre galaxie !

Après avoir fait la paix entre refrés, on se cale illico dans le canapé et on regarde le générique : un mec en métal qui claque, un 4×4 rouge qui slalome entre des explosions, et de la vraie tape ! Le mec en cuir marron, un  rebeu-chinois avec des gros cheveux fait comme nous il se roule dans la terre et fait des sauts de karaté. Sa meuf, une chinoise en mini jupe avec un casque de l’an 2000 nous fait kiffer ! Son vaisseau apparaît avec un dragon en métal qui se détache et envoi des rayons lasers. Une tuerie. Ça va être chaud  ! me dit mon refré heureusement qu’on a fait la paix (ce qu’il ne sait pas c’est que je vais lui casser la figure dès la fin de cette série !)

XOR ET SA MOTO

La cerise de la série c’est sa bécane rouge, on a jamais vu ça et là c’est pas un dessin animé genre Albator, Capitaine Flam etc. X-Or c’est pour de la vraie ! Je m’imagine déjà à mes dix huit printemps aller au travail avec cette moto de l’an 2000, et aller chercher mes gosses et ma femme avec.

La série débute et une équipe de gamins jouent au foot. Un vieux monsieur prend le journal. On découvre alors qu’en Chine les mecs sont déjà dans l’espace alors qu’à Saint-Ouen nous marchons avec les basket du ché-mar. Après que le gars  finit de lire le journal à un des gamins, on découvre le fief des C-rex et leur chef une statue avec un visage au niveau du torse (juste au cas où tu ne sais pas à quoi ressembles un C-rex, c’est un mec avec une tête de mouche avec du rouge, et qui porte un bomber’s). Les C-rex habitent super loin de la terre, mais ils bougent en vaisseaux spatiaux. C’est vite fait pour rejoindre notre planète. Les méchants débarquent direct et détruisent la station spatiale… Mon frère et moi sommes dégouttés… Ils détruisent la station  spatiale ainsi que la Chine. D’ailleurs tout ce que disent les victimes  de leur attaque, c’est :  Mais qu’est ce que ça peut être ??

Mon frère et moi on crient devant la télé : sauvez vous ce sont les silex !!!
(Attends arrête de golri, la phonétique de C-Rex faut avoir fait 5 ans d’anglais ou être un cainri)

GordonAlors que mon frère est en panique pour les habitants de la terre, le rebeu chinois du générique (en fait c’est lui X-Or mais on le sait pas) dans un ensemble moulant blanc comme celui de mon Big Jim, qui conduit un vaisseau spatial de ouf, reçoit un message. Il doit aller défendre la terre. Le mec  super chaud débarque avec la C.T.E (La Cabine De Transfert de L’espace). En quelques coups de manettes, il réduit à néant les méchants. Le vaisseau a le laserotor, un laser qui peut te toucher même si t’arrives au dessus du vaisseau d’X-Or, je sais pas si tu vois le délire ? En gros tu peux pas couiller X-Or… Et crois moi que les C-Rex avec leur tête de mouche bizarre et leur Bomber’s ne font pas long feu, les derniers s’échappent comme des lâches. Tu l’as peut être  pas compris, et c’est que t’as pas écouté la chanson, X-Or c’est un shérif de l’espace. Il est membre de l’union des polices inter galactiques, en gros on kiffe sur un flic, un keuf quoi !

BimyAlors qu’il vient de détruire et balancez aux C-Rex qui sont déjà morts –  Quand vous voudrez ! Y a la meuf d’X-or qui débarque : Bimmy. Truc de ouf… Elle part sans l’autorisation du docteur Com. En gros, Bimmy est une fugueuse. Et elle fait une phase de ouf, laserovision et se transforme en perruche ! Malgré le fait qu’X-or lui dit qu’il va sur la terre, elle veut le suivre pour aussi se taper. Franchement, Jamel n’a rien inventer avec Kadera, puisqu’en 83 y a eu Bimmy. Sauf qu’elle portait pas de Lacoste. Bimmy fuguera vraiment de la série, et réapparaitra vers les derniers épisodes. Mon frère me demandait souvent le mercredi soir dans la chambre, avec une voix désespérée, tu crois qu’elle reviendra Bimmy ?

On apprend par la voix off (tu sais c’est le mec qui aime raconter sa vie pendant la série) que la mère et le père d’X-Or viennent de la planète des oiseaux. Plus tard, j’ai appris que les scénaristes de la série nous ont menti, il n’y a jamais eu de planète des oiseaux, et encore moins de base spatiale ! C’était une banane spatiale ! Dire qu’Amstrong a peut être fait la même avec des millions de téléspectateurs… E t qu’il n’a jamais marché sur la lune !

Bref, X-Or est donc un mec qui défend la terre, et le moment le plus fort de la série pour nous les mecs, c’est bien sur la transmutation. En un centième de seconde, il prend la forme d’un robot. Pour ceux qui n’ont pas suivi la série, X-Or fait un mouvement qui appelle son vaisseau spatiale et qui lui envoi par ondes magnétiques son scaphandre de combat. Quand t’as dix ans, tu peux te faire carna facilement. Et j’aimerai que les producteurs de la série, répondent à plusieurs de mes questions ! Pourquoi X-Or tenait un néon et vous nous avez fait croire que c’était un laserolame ? Pourquoi X-Or n’a jamais été aux toilettes en plus de cinquante épisodes ? Pourquoi on ne voit jamais son vaisseau spatiale s’arrêter à une station essence ? Pourquoi vous avez laissé le fondateur de robocop vous pomper l’armure à X-Or ?

X-or va débarquer sur terre, et s’appellera Gordan. Il travaille dans un ranch et en même temps de protéger les habitants de la terre, il cherche son daron. Le truc qu’on a kiffé au delà de sa voiture, et ses nombreux accessoires de dingue, c’est qu’Xor aimait les enfants et les défendaient. Et c’est ce qu’on kiffait avec lui. Bien sur, le fait qu’il était quelqu’un de bien c’était cool, mais on voulait avant tout de la violence, de la bagarre. Et X-Or nous en donne. Y a cet épisode où les C-Rex décident de le canner, mais ce mec était trop speed. A chaque fin d’épisode, il était dans un monde parallèle a se taper et à découper au laserosabre le boss des C-rex. Le laserosabre est une arme de dingue, mais en réalité les mecs ont juste utilisé un néon, le même qui éclairait la cuisine de chez moi. super !

Plus tard, j’ai appris que l’acteur n’était pas un rebeu chinois, mais un japonais et qu’il s’appelait Kenji Ohba. Il a participé à sankukaï, c’est lui qui assurait les cascades de Starros (le personnage habillé en rouge), d’ailleurs après X-Or  il a jouén dans des téléfilms, et même  des films. On a pu le voir dans le Kill Bill. Aujourd’hui, il dirige la Japan Action Club une école de cascade au Japon.

La série va nous faire rêver, et bien entendu les C-rex vont se faire mettre à l’amende au bout d’une quarantaine d’épisodes. Après X-Or, y a une autre version plus hype Sharivan, un cousin à lui en plus pimpant et rouge, mais on a décroché. L’année d’après les Bioman et compagnie ont débarqué mais rien ne valait X-or et ça les vrais te le diront.

PS : Si t’as bien aimé cet article, je te demanderai de faire tourner l’adresse de mon blog à dix personnes autour de toi, en contrepartie je t’offrirai un goutter beurre sucre cacao (le blog n’a pas de budget désolé).

Bande Son :

Billie Jean – Michael Jackson
Dès Que Le Vent Soufflera – Renaud
Holiday – Madonna
Eye Of The Tiger – Survivor


COBRA

25 octobre 2009

1985.  L’année de la générosité ; Coluche lance les restos du cœur, et Michael Jackson nous fait pleurer sur We Are The World, chanson où il réunit les plus grands artistes internationaux de la musique.  C’est la musique anglo-saxonne qui domine les ondes : The Cure, A-Ha… Cette année là, ma mère kiffe Daniel Balavoine et sa chanson l’Aziza. Y a pas à dire, c’était un mec bien ce chanteur. Au cinéma, c’est Retour Vers Le Futur avec Marty Mc Fly et Doc.

cobra 1

Mais l’un des événements majeurs de cette année 1985, c’est bien sur un nouveau dessin animé, un blondinet qui dissimule un rayon laser dans son bras. Un certain Cobra.

Je suis âgé de douze ans, et élève au collège Jean Jaurès en cinquième avec Pascal Dareau, Laetitia Fournier, Stéphane Marc, karim Kelfaoui, les belles Evelyne et Linda. Mes matières préférées sont les arts plastiques, parce que j’aime dessiner, et l’EMT avec ce prof sympa, Monsieur Molk. Avec lui, on apprend à relier, et la vérité c’est qu’il a une sacrée moustache. Après l’école, c’est la maison, et malgré les conflits familiaux à la maison, avec mes frères, nous continuons de rêver du bled, de jouets par milliers, et surtout de nouveaux dessins animés.

Ce jour là, alors que nous sommes en fin d’après midi je rentre dans notre résidence à Saint Ouen. L’hiver est là, c’est le début de l’année et en enfant seul, je regarde le programme jeunesse. Un générique débute : Venu de Nulle part, c’est Cobra/Plus vif que le serpent, c’est Cobra/Personne ne l’aperçoit, c’est Cobra/Mais il est toujours là, c’est Cobra… Faut savoir que la voix du générique, est celle d’Antoine De Caunes, et que sa mère est alors directrice des programmes jeunesse d’Antenne 2. On a beau dire, mais fils de…ça date pas de l’affaire Jean Sarkozy… (Excuses-moi Antoines je sais que c’était que les génériques, ce n’est pas l’EPAD). Enfin en même temps moi aussi mon père me pistonnera plus tard pour faire de la manutention… Finalement on est tous « fils de… » Et c’est intéressant selon le milieu social. Tu connais la chanson d’Iam, nés sous la même étoile.

cobra 4Dans le générique, je vois la silhouette d’un mec balaise avec à la place du bras gauche, un canon laser. En plein générique, alors que je suis assis dans le canapé, le type défouraille direct ! L’épisode commence. Le mec qui vit dans le futur, les années 2000 (Je pense que toi aussi tu pensais que ce serait comme ça en 2000… Et oui, on s’est fait carna). Johnson, un smicard de l’espace est réveillé par son robot, alors qu’on est dimanche. Du coup, après avoir pris un café, le jeune homme se demande ce qu’il va faire aujourd’hui. Il se paye un ticket pour la maison des rêves, et il s’évade en devenant un pirate de l’espace, cobra. En réalité, Johnson ne fait que se souvenir qui il est, cobra. Il revoit sa vie passée, avec son lot de bastons, de trésor et de meufs. Un peu grande gueule, Johnson, emballé par cette expérience et son rêve se vante au casino d’être le fameux cobra, un pirate de l’espace. Après avoir remporté un paquet de fric, le patron du casino le convoque. De là, il se fait embrouiller par les videurs qui cherchent à le tuer, alors que les deux molosses sont sur le point de l’achever, le type découvre qu’il a une arme fatale dans son bras gauche, et leur fais un trou. Impressionnant ! C’est en panique qu’il se sauve chez lui. Mais le patron du Casino qui a découvert que c’est Cobra et qui le cherche depuis cinq ans décide de le tuer. Au final, Cobra l’abat et sous son robot domestique, se cache Armanoïde, une meuf en métal, et fidèle compagne d’arme.

EQUIPE RUGBALLJohnson qui se plaignait de sa routine, réalise que sa vie était plus qu’agitée auparavant. Il reprend la route de l’espace, (ce qui me parait chelou et peu crédible avec du recul, c’est que le type quitte sa vie, et ne pense même pas à faire le nécessaire pour toucher les Assedics) Si les premiers épisodes sont soft, la suite va me mettre en haleine. Cobra au delà d’être un dessin animé moderne, pour l’époque, fait sortir notre coté dalleux. Cobra, est un sadique, au même titre que Nicky Larson. Et du coup, nous aussi. Je me souviens que Marc, un de mes camarades de classe, n’en pouvait plus sur Jane, et Domnique. Un autre de mes potes sortir qu’avec des blondes. Quand à moi, je suis retourné le lendemain au collège, en me disant que j’avais perdu la mémoire et que j’étais moi aussi un pirate de l’espace. La vérité, j’étais juste un galérien de l’espace, mais à défaut d’avoir Dominique j’avais Evelyne, et Linda. Bon c’est vrai elles ne me calculaient pas, mais c’est une autre histoire. (ça te fait rire ? je vais te filer une paire de lunette Plasma, des Americana, et des gros cheveux, tu feras moins le malin !)

Quartier du vieux Saint Ouen
Moi (en mode Rox et Rouky) : Hey les gars…C’est où l’Ile des Vannes ?
Eux (en mode pirates de l’espace) : Prêtes-moi ta veste de challenger…
Moi (en mode Cobra) : Ecoutez les gars, ne me cherchez pas…
Eux (en mode Connards mort de rire) : Ah ouais…Tu vas faire quoi Yves Mourousi (Yves Mourousi portaient lui aussi des lunettes marrantes)
Moi (essayant de retirer mon bras gauche) : Rayon Deltaaaaaaaaaa !!!!
Eux (en mode warriors la partie commence) : Tous sur Yves Mourousi !!!!
Moi (en pleur, et en sang) : Merde…Mon rayon Delta ne marche pas.

Tu l’auras compris, chère copine et copain lecteur, ne confonds pas la fiction et la réalité. Le problème c’est qu’à l’époque, après les dessins animés, on ne précisait pas : « Toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existés ne saurait être que fortuite »

ARMANOIDECobra, m’a fait kiffer, car il avait de l’humour, et surtout que c’était un mec humble, et un chaud. Un vrai héros, presque comme moi à l’époque. Tous les aficionados du mec le plus chaud de l’espace te le diront, les épisodes les plus fous étaient bien entendu ceux avec la compétition de Rugball. Un sport violent entre le baseball, et le football américain avec aucune règle, puisque tous les coups sont permis. Parmi les membres de l’équipe, un grand nombre d’entre eux resteront sur le carreau. Je tiens à souligner qu’y avait des têtes qui faisaient flipper… Y a eu bien sur les épisodes de ouf comme l’homme de verre, et aussi Salamandar. D’ailleurs, Cobra ira retrouver deux de ses potos super chauds pour affronter ce redoutable ennemi. La série s’est terminée après m’avoir fait kiffer, bon bien sur à la fin de l’année j’aurai bien voulu avoir un canon laser, quand au conseil de classe, on a décidé de me faire redoubler. Mais ça c’est une autre histoire.

Plus tard, j’apprendrai que le dessinateur fan de Jean Paul Belmondo s’est inspiré de lui pour les traits du personnage Cobra, et de Jane Fonda pour les sœurs Jane, et Dominique (je ne me rappelle plus du blase de la troisième)… Ah si ! …Catherine. Il y a eu un film aussi. Mais je me suis arrêté au dessin animé.

Rachid Santaki

Bande son de l’article :
Prince « Purple Rain »
Samantha Fox « Touch Me »
Michael Jackson, Lionel Richie «We Are The World»
Rockwell «Somebody’s Watchin me»
Renaud «Mistral Gagnant»